Les femmes prophètes sous la loi de Moïse

Première partie

Introduction:

En débutant ce sermon aujourd’hui, je voudrais vous demander de penser à certaines choses et me dire ce qu’elles représentent: Plus difficile maintenant, qu’est-ce qui représentait la relation du Juif avec Yahvé? La circoncision. Genèse 17.9-12 nous le confirme. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi? Puisque l’alliance avec les descendants d’Abraham concernait les femmes aussi bien que les hommes, Dieu aurait pu choisir un symbole que les femmes auraient pu également porter. Il aurait pu dire qu’Il voulait que tous les descendants d’Abraham se percent l’oreille droite ou la narine et y portent un anneau d’or. Il aurait pu dire qu’il voulait que tous portent un ruban rouge au bras, ou une coupe de cheveux mohawk (avoir une crête iroquoise). Il n’en fit rien. Il choisit un symbole que seuls les hommes pouvaient porter. Ce n’est pas que la femme ne pouvait pas hériter des promesses au même titre que l’homme, mais ce choix montre qu’elles étaient représentées à travers l’homme aux yeux de Dieu. C’était le symbole, non seulement d’une relation entre Yahvé et le peuple descendant d’Abraham, mais aussi de la place spirituelle que l’homme devait tenir.

Nous avons vu la semaine dernière que Dieu protégeait la femme contre de nombreux abus sous la loi de Moïse, mais cette dernière montrait clairement aussi que l’homme était le chef de la famille et qu’il avait charge de conduire les siens dans la foi. Rien ne le manifeste mieux que l’organisation du culte au tabernacle, au temple ou plus tard dans les synagogues. La conduite fut attribuée exclusivement aux hommes pour l’adoration. En Exode 30.30, nous voyons que Dieu sélectionna Aaron et ses fils pour la prêtrise. En Nombres 3.5-10, nous lisons que l’Éternel leur donna les hommes de la tribu de Lévi pour les assister dans leurs fonctions. Ces hommes servaient à la place de tous les premiers nés mâles des autres tribus. En lisant ces passages uniquement, on pourrait croire que les femmes n’avaient aucune place dans le système lévitique. Mais est-ce exact? Les femmes n’ont-elles jamais joué un rôle important dans le domaine de la spiritualité dans l’Ancien Testament? Je vais vous montrer que si. Tout du long, elles ont été présentes et ont servi Dieu fidèlement, mais différemment.

I. Les femmes et le tabernacle:

Regardez en Exode 35.20-29: « ... ». Laissez-moi vous demander ceci, le tabernacle aurait-il existé sans l’aide des femmes? Peut-être, mais ça aurait été beaucoup plus compliqué. Nous voyons ici que si les hommes étaient en charge de l’adoration, les femmes jouaient également un rôle important. Elles travaillaient sur le côté, dans l’ombre des hommes, pour soutenir le culte de Dieu. Elles faisaient des choses pour lesquelles elles étaient en général plus douées, comme fabriquer du fil bleu, pourpre, cramoisi ou du lin. Et tout du long de l’histoire d’Israël, si les prêtres ont eu de quoi se vêtir, c’est parce que des femmes ont manifesté ce même coeur bien disposé envers Dieu. Qui oserait dire que leur contribution fut insignifiante?

II. Les femmes prophétesses:

Mais ça ne s’arrête pas là. Nous lisons aussi dans la bible qu’il y avait des femmes prophétesses. Certes nous n’avons aucun Écrits de leur part, nous reviendrons sur ce point un peu plus tard. Ce n’est pas un hasard, rien n’est un hasard dans la foi chrétienne. Mais ces femmes prophétesses ont tout de même joué un rôle important dans l’histoire d’Israël. Elles furent l’instrument du Saint-Esprit, le vecteur par lequel Dieu s’adressa par moment à son peuple. Pouvez-vous citer des noms de prophétesses dans l’Ancien Testament?

Je pense par exemple à Marie ou à Miriam (selon la traduction du nom).

Quel était son rôle? Comment exerça-t-elle son ministère? Allons voir ça d’un peu plus près en Exode 15. Dieu vient d’anéantir Pharaon et son armée dans la mer rouge. Les Israélites sont quant à eux passés à pieds secs. Pour célébrer cette victoire, Moïse sort avec les enfants d’Israël pour célébrer et louer l’Éternel en chanson. Regardez aux versets 1 et 2: « ... ». À qui la bible fait-elle référence en utilisant le terme les enfants d’Israël? Il semblerait que ce soit aux hommes, parce qu’aux versets 20 et 21 nous lisons ceci: « ... ». Qui conduisait-elle en chanson? Les femmes nous dit la bible, pas les hommes. En lisant Michée 6.4, nous voyons qu’elle était envoyée comme Moïse et Aaron pour conduire le peuple. En ne lisant que ce verset de Michée, nous pourrions croire qu’elle conduisait de la même manière que ses frères. Mais ce n’était pas le cas. Le rôle de chaque était différent. Moïse était le conducteur général, l’organisateur et le meneur, mais il ne dirigeait pas le culte avec tous les sacrifices. C’est Aaron qui avait cette responsabilité et qui exerçait les fonctions de grand prêtre. Miriam avait encore un rôle différent comme nous le voyons en Exode 15. En grande partie, elle conduisait les femmes. Mais jamais nous ne lisons qu’elle exerçait des fonctions au tabernacle. Dieu parlait à travers elle. Mais elle ne dirigeait pas au même titre que Moïse. Lorsqu’elle essaya de s’attribuer la même place que lui aux yeux du peuple, l’Éternel le manifesta très clairement. Vous souvenez-vous de cet incident? Regardez en Nombres 12.1-15, la bible dit: « ... ». Ce passage est bourré d’informations intéressantes. Avez-vous remarqué que Marie fut frappée d’une lèpre, alors qu’Aaron ne le fut pas? Pourquoi la différence? Avait-elle été plus virulente ou menée l’attaque verbale contre Moïse? Peut-être. Peut-être aussi, Dieu la punit plus sévèrement parce qu’elle se conduisait de manière tout à fait inappropriée en tant que femme, en remettant la conduite de son frère en question et en se plaçant sur un pied d’égalité avec lui. En d’autres termes, Aaron n’aurait pas commis une aussi grosse faute parce qu’il était un homme et qu’un homme a parfois le droit de remettre en question la conduite d’un autre homme.

Mais Miriam n’aurait pas eu cette option. Parce qu’un tel comportement de la part d’une femme remettait en question le principe de la conduite de l’homme. Vous me dites, mais Daniel comment en arrives-tu à cette conclusion? En mettant en parallèle un passage de Paul qui se trouve en 1 Corinthiens 14, aux versets 34 et 35: « ... ». Dans ces versets Paul interdit aux femmes de poser des questions et de défier les hommes qui ont prophétisé. En tout cas, dans cette histoire avec Miriam, Dieu dit que son geste était équivalent à une fille qui aurait craché au visage de son père. Ce qui nous montre combien cette situation déplut au Seigneur. Il voyait les actions de Miriam comme les actions d’une fille insolente. Sans aucun doute, Miriam apprit une leçon importante sur son rôle ce jour là. Quelle était la leçon qu’elle apprit? Elle avait un rôle de conducteur, mais pas pour conduire l’homme en matière spirituelle dans le camp de Dieu. C’était Moïse qui était désigné pour ça et Aaron pour le sacerdoce. Miriam avait certes une place d’enseignante, mais sur le côté, avec les femmes, et pas comme ses frères dans le camp d’Israël. Faire autrement était faire preuve d'insolence envers Dieu. Il y a d’autres exemples à étudier mais nous sommes à court de temps. Nous y reviendrons donc la semaine prochaine.

Conclusion:

En conclusion, mesdames soyez prudentes de bien comprendre votre rôle, pour ne pas paraître insolentes devant Dieu. Et n'oubliez pas messieurs, que vous êtes normalement ceux qui sont désignés par Dieu pour être les conducteurs et les protecteurs spirituels de vos familles et églises. Prions: « ... »