Jusqu’où irez-vous pour être sauvé? (Ch. 10.1-6)

Série: Solutions célestes pour une église (im)parfaite

Introduction:

Il y a quelques semaines, quand nous avons commencé à étudier 1 Corinthiens chapitre 9, je vous ai posé une question importante: « Jusqu’où êtes-vous prêts à aller pour gagner les âmes autour de vous? » Nous avons vu que Paul allait aussi loin qu’il le pouvait, sans compromettre sa foi, bien sûr. S’il était ici parmi nous aujourd’hui, il n’attendrait pas que les visiteurs viennent à lui. Il irait à leur rencontre. Il ne s’isolerait pas après le culte. Il ferait tout pour les entourer jusqu’au moment de leur départ. Et durant la semaine, je suis sûr qu’il reprendrait contact avec eux pour les encourager à revenir ou trouverait un autre moyen d’évangéliser de nouvelles personnes.

Paul aimait les âmes. À l’image de Jésus, il était prêt à aller là où il le fallait pour les amener à Dieu, quitte à sacrifier son confort, ses envies et ses droits. Il nous a donné un bel exemple à suivre pour l’évangélisation. Mais pas seulement dans ce domaine, aussi à travers le zèle qu’il manifestait pour rester juste et droit. Il ne voulait pas prêcher à autrui et puis être disqualifié lui-même. Il n’acceptait pas d’être un hypocrite, de dire aux autres: « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais! » Il voulait sauver les autres, mais avant tout il voulait acquérir le salut pour son âme.

J’ai rencontré certains hommes qui m’ont dit que le salut de leur âme est secondaire et viendra après celui d’autres personnes importantes à leurs yeux (souvent dans le contexte d’un concubinage ou mariage ou les deux ne partagent pas les mêmes opinions et convictions). C’est une erreur! Ce n’est pas biblique. Jésus dit de faire le contraire, car un aveugle ne peut conduire un autre aveugle (Mt 15.14). Avez-vous déjà pris l’avion. Qu’est-ce que l’hôtesse dit dans les messages de sécurité avant le décollage? Si l’appareil commence à perdre subitement de l’altitude, il y a une dépressurisation. Des masques à oxygène tombent du plafond. Si vous avez un enfant, sur qui faut-il d’abord mettre le masque? Sur vous-même. C’est pareil avec la foi! Paul réalisait qu’il ne pouvait offrir la vie aux autres, s’il n’était pas lui même détenteur de cette vie. Écoutez-moi aujourd’hui, n’attendez pas que votre épouse ou votre époux, que votre fils ou votre fille obéisse à Dieu avant de prendre le baptême et d’accepter son salut. Devenez d’abord un exemple! Puis les autres suivront plus facilement.

Je reviens donc aux paroles de Paul en 1 Corinthiens 9.27. En terminant ce chapitre il dit ceci: « ... ». Laissez-moi vous poser une seconde question: « Jusqu’où irez-vous pour obtenir le salut de votre âme? » Peut-être, je devrais poser cette question différemment au vu du fait que nous sommes presque tous baptisés aujourd’hui: « Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour maintenir le salut de votre âme? » Cette question vous paraît-elle bizarre, formulée ainsi?

I. Nous pouvons perdre notre salut:

Beaucoup enseignent qu’une fois sauvé, un homme ne peut perdre son salut. Cette doctrine n’est pas biblique. Elle trouve sa source dans les enseignements des gnostiques, cette secte qui s’est progressivement développée à partir de la fin du 1er siècle. Paul parlait de la possibilité d’être rejeté après avoir prêché aux autres. D’autres passages enseignent clairement la même chose. Il y a par exemple Hébreux 6.4-6 ou 10.38-39 et Galates 5.1-4. Pour s’assurer de bien faire comprendre ce point aux Corinthiens bien, qui se laissaient aller et faisaient un peu trop facilement des compromis, Paul donne ensuite une illustration. Il dit ceci au chapitre 10, versets 1 à 5: « ... »

II. Un exemple biblique où les gens ont perdu leur salut:

Quel exemple effrayant! Quel choix efficace cette illustration des Juifs dans le désert! Le parallèle avec les corinthiens est remarquable. Voyez-vous tous les points en commun que les Juifs dans le désert avaient avec les premiers chrétiens de Grèce?
  1. Premièrement, ils avaient besoin d’être sauvés: Nous savons qu’Israël était dans les liens avant la venue de Moïse. Ils étaient esclaves du pharaon, qui les opprimait et les gardait dans la misère la plus totale. Dieu entendit leurs cris de désespoir et choisit d’envoyer Moïse pour les sauver. Pharaon dans cette histoire vraie est une représentation de Satan.

  2. Leur salut fut accordé au moment du baptême:

    Mais quand furent-ils délivrés de Pharaon par Dieu? Attention, c’est une question piège! Était-ce lorsque Dieu envoya les dix plaies, lorsqu’ils mirent du sang sur les linteaux de leurs portes ou lorsque qu’ils passèrent au travers la mer rouge? Regardez en Exode 14.22 à 30 (surtout le verset 30). Ce nous laisse savoir que c’est lorsqu’ils passèrent dans la mer rouge. Ce n’était donc pas au moment où ils mirent le sang d’un agneau autour de leurs portes. Il y a certes là une illustration aussi, puisque Christ est notre agneau pascal, mais ce n’est pas à ce moment qu’ils furent tous sauvés de Pharaon, ni de la captivité. Le sang permit d’épargner de la mort les enfants juifs mâles premier nés. Il détourna l’ange de Dieu de la maison des Juifs. Mais tout le peuple ne faisait pas face à la mort (Exode 12.29-32 et 13.11-15). Cette plaie fit changer temporairement le cœur du Pharaon, mais malgré cela il décida de poursuivre les israélites et de les ramener chez lui. Ce moment n’est donc pas le moment où tous les juifs furent sauvés de Pharaon. L’événement de la mer rouge fut le moment pivot. Celui qui apporta la délivrance à tous.

  3. À travers la traversée de la mer rouge, ils reçurent le baptême, ils se placèrent sous la conduite de l’oint de Dieu:

    Paul dit qu’ils furent baptisés en Moïse lorsqu’ils passèrent à travers les flots. Pourquoi parlent-il de baptême? Parce qu’il y avait de l’eau atour d’eux et qu’ils étaient sous la nuée, c’est à dire sous des particules d’eau. En entrant dans les eaux, ils quittaient leur ancienne vie pour commencer une nouvelle. Ils quittaient le royaume de Pharaon pour passer sous la conduite de Moïse, pour marcher sous son autorité et sous ses lois. Intéressant n’est-ce pas? Parce que de nos jours, quand un homme quitte-il le royaume des ténèbres pour marcher dans la lumière de Dieu? C’est lorsqu’il passe par les eaux du baptême. C’est lorsqu’il descend dans la tombe d’eau qu’il se débarrasse de son ancienne vie pour marcher en nouveauté de vie sous la conduite de Christ (Romains 6.1-6). Ce n’est qu’une fois remonté sur le rivage qu’un homme est libéré des chaînes de Satan, du péché et de la mort spirituelle.

  4. Ils sont passés à travers une période de mise à l’épreuve et de raffinement:

    Commence alors la longue marche vers la terre promise (Hébreux 4.9-11), vers ce pays où le lait et le miel coulent en abondance. C’est un quatrième parallèle. Pour accéder à la terre promise, il faut tout d’abord passer par une période de mise à l’épreuve que Dieu utilise pour raffiner ses enfants. Cette période n’est pas facile. Elle correspondait à une errance dans le désert pour les Juifs. Un désert n’est jamais plaisant, il y a des scorpions, des serpents, des animaux sauvages. On ne trouve pas facilement de la nourriture et de l’eau. La chaleur du jour est oppressante et le froid de la nuit glacial. Mais Dieu ne nous abandonne pas! Il pourvoyait de la manne, du pain céleste pour les Juifs pour leur redonner force et énergie (Exode 16.15 et Ps. 78.23-25). Dieu le faisait tomber du ciel chaque jour, c’est pourquoi le pain était spirituel. Il était d’origine divine. C’était le pain des anges! De même quand un homme devient son disciple, Dieu pourvoit également le pain du ciel. Regardez en Jean 6.31-32: « ... » et aux versets 50-51 et 54: « ... ».

    Paul nous dit aussi, en 1 Corinthiens 10.4, que Dieu pourvoyait de l’eau aux Juifs, à travers un rocher qui les suivait dans le désert (Exode 17.6-7). C’est une expression intéressante. De quelle manière ou sous quelle forme les suivait-il? Roulait-il derrière eux? Volait-il au dessus d’eux? Pour comprendre, ne ratez pas l’explication de Paul. Ce rocher était Christ. En étudiant le livre d’Exode, vous verrez que la colonne de nuée et de feu qui guidait le peuple était Jésus Christ (Ex. 13.21-22 ; Ex 40.38). Christ est le rocher, la pierre qui fut frappée en accord avec la volonté de Dieu et contrairement aussi à la volonté de Dieu (comme la pierre dans le désert que Moïse frappa aussi sans la permission de Dieu. Voir Nombres 20.10-11). Du rocher sortaient des rivières (Psaumes 78.16) qui apaisent la soif du peuple de Dieu. Jésus a dit ceci pour ceux qui deviennent ses disciples en Jean 4.13-14: « ... » et en Jean 7.37-39: « ... ».

    Une fois baptisés, les corinthiens entamaient donc leur marche vers la terre promise. Ils rencontraient eux aussi des épreuves et des ennemis en cours de chemin. Ils éprouvaient parfois de la fatigue et du découragement, mais Paul voulait qu’ils sachent que Dieu ne les abandonnerait pas. Il pourvoit à tous nos besoins, si nous nous confions en Lui.

Le problème c’est que souvent les enfants de Dieu se détournent de lui, d’où ces terribles paroles de Paul au verset 5: « La plupart d’entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu’ils périrent dans le désert. » Soulignez bien ces mots de Paul: « la plupart ne furent point agréables à Dieu. Il ne dit pas: « Certains ne furent point agréables à Dieu! » ou « beaucoup », mais la plupart. Sur 603,550 hommes et femmes de plus de 20 ans qui quittèrent l’Égypte, combien entrèrent en terre promise? Deux: non pas Moïse et Aaron, mais Caleb et Josué. Un théologien a écrit ceci à ce sujet: « Le désert était donc parsemé de tombes. On enterrait quotidiennement les corps de ceux qui avaient quitté l’Égypte dans la joie, en dansant et en poussant des cris de triomphe. Leur route pouvait être retracée, comme les grandes routes de l’esclavage en Afrique, grâce aux squelettes et aux os qui jonchaient le sol. »

III. Une mise en garde à ne pas prendre à la légère :

Quelle effrayante mise en garde pour les chrétiens! On peut commencer la vie spirituelle dans la joie et l’enthousiasme et puis en cours de route se détourner de Dieu, se rendre désagréable à ses yeux à tel point qu’Il nous prive de la terre promise, le ciel! C’est pourquoi Pierre dira d’ailleurs ceci en 1 Pierre 4.17-18: « … ». Le juste se sauve avec peine! Paul écrit donc en 1 Corinthiens 10.6: « ... ». Ces choses fait référence aux Juifs qui sont morts dans le désert. Ces choses sont rapportées dans quel but? Pour nous donner un exemple qu’il ne faut pas suivre, pour nous mettre en garde!

Conclusion:

Comment allez-vous gérer cette mise en garde aujourd’hui? Elle correspond à un voyant lumineux sur notre tableau de bord dans la voiture. Parfois le voyant pour l’huile s’allume. Que faites-vous alors? L’ignorez-vous? Non! Vous seriez fous de le faire, parce que le prix à payer serait trop lourd. Il doit en être de même avec ces mots de Paul. Notre âme en dépend. Nous pouvons perdre le salut. Alors faites un inventaire spirituel aujourd’hui, où en êtes-vous? Nous verrons la semaine prochaine un bon moyen de faire l’inventaire. Mais en attendant je vous laisse y réfléchir. Terminons ensemble par une prière.