Qui allez-vous divorcer? (7. 12-39)

Série: Solutions célestes pour une église (im)parfaite

Introduction:

Avez-vous déjà entendu parlé de Jonathan Edwards et de John Wesley? Ils sont tous les deux nés en la même année, en 1703. Tous deux furent de grands prédicateurs. Le premier était Calviniste, le second un méthodiste (qui fut très influent pour le pentecôtisme et qui prêcha contre le Calvinisme). Jonathan Edwards avait un mariage heureux, John Wesley avait un mariage désastreux. Pour ce qui fut de choisir une femme, Edwards fit preuve de sagesse, mais Wesley de naïveté. Et il en paya le prix.

Jonathan Edwards vécut aux Etats-Unis et il écrivit de nombreux livres qui eurent une influence dans le monde entier. Il fut probablement un des plus grands philosophes et théologiens que l’Amérique produisit. Il passait beaucoup d’heures à étudier sa bible et à prendre soin de son église au Connecticut. Il travaillait aussi avec beaucoup d’ardeur à évangéliser les indiens. Il voyageait de temps à autre pour aller prêcher à droite à gauche, mais il préférait être à la maison auprès de sa femme Sarah. Presque tous les soirs, il avait coutume de se balader à cheval avec elle. Ils prenaient en une heure au moins pour parler de tout et de rien et se rapprocher l’un de l’autre.

John Wesley aimait aussi monter à cheval. Pour son œuvre il parcourut presque 500,000 km en Angleterre sur une période de 53 ans, pendant laquelle il prêchait 3 à 4 fois par jour. Il aimait son travail, probablement en partie parce que ça lui permettait d’être loin de la maison. Si on voyait parfois votre femme vous traîner par les cheveux dans la rue comme celle de John Wesley, je pense que vous auriez fait comme lui.

Jonathan Edwards et sa femme Sarah étaient les meilleurs amis au monde. Ils s’aimaient profondément. En conséquence ils eurent 11 enfants. John et Molly Wesley furent des ennemis presque toute leur vie. Quatre mois après avoir marié Molly, John écrivit une lettre à son frère Charles dans laquelle il dit ceci : « L’amour est pourri ! » Ce n’est pas le genre de commentaire qui conduit à un mariage romantique et épanoui. Ça me fait penser aux mots de Salomon en Proverbes 21.19 ou 9 qui dit : « Mieux vaut habiter dans une terre déserte, qu’avec une femme querelleuse et irritable »). D’ailleurs quelques années plus tard, Molly tomba malade et faillit mourir. Quand John Wesley l’apprit, il était à Bristol. Il sauta sur son cheval pour rentrer à la maison. Quand il arriva chez lui, il découvrit que la fièvre de sa femme était tombée. Une heure plus tard, il enfourcha à nouveau sa monture et repartit vers Bristol, laissant sa tendre épouse aux soins des gens de sa maison. Pas pour rien qu’elle avait la réputation d’être une épouse amère.

I. Qui allez-vous un jour divorcer ?

Suite à ces deux histoires, aujourd’hui je voudrais vous poser une question importante: « Qui allez-vous un jour divorcer? » Êtes-vous troublé par cette question? Être marié n’est pas facile… Ça demande beaucoup de travail, de compromis, de patience et de pardon. Beaucoup ne sont pas prêts à faire temps de travail et de sacrifices. Au vu du nombre de divorces dans notre pays et même parmi les chrétiens évangéliques, il me semble donc légitime de poser cette question : Qui allez-vous un jour divorcer? J’espère que la réponse sera: « personne! »

Dieu ne permet pas au chrétien de se divorcer, si ce n’est dans des circonstances exceptionnelles. Nous en avons parlé la semaine dernière. Nous devons être connus pour notre fidélité, notre capacité à pardonner et à aimer. Mais comme le dit le proverbe: « Ne tentons pas le diable! » C’est arrivé à des personnes meilleures que nous. Alors la solution consiste à bien se protéger. Si nous n’avons le droit que d’avoir un seul partenaire et qu’en toute probabilité nous allons être liés à cette personne pour de longues années, alors il nous faut être sages et bien choisir. Autant mettre toutes les chances de notre côté

II. Pour éviter le divorce, prions et faisons notre part pour marier la bonne personne:

Il faut prier pour que Dieu nous aide à trouver la bonne personne. Attention prier ne veut pas dire tomber dans la passivité. Mais Dieu attend que nous fassions notre part aussi.

Jonathan Edwards avait 23 ans et Sara avait 17 ans quand ils se sont mariés. Ils avaient passé 4 ans à courtiser, à apprendre à se connaître. Ils avaient pris du temps pour que leur relation puisse mûrir avant de s’engager l’un envers l’autre. Ils ont fait attention à ce que Dieu soit au centre de leur couple.

Que s’est-il passé avec John Wesley par contre pour en arriver là où il en est arrivé? Lui aussi était un croyant. Mais dans le domaine des femmes, il était un peu stupide. Il faisait souvent les mauvais choix. En étudiant sa vie, nous découvrons qu’à l’âge de 25 ans, puis de 35 ans et de 45 ans il a courtisé sérieusement trois filles bien, mais qu’il n’a pas su se décider et qu’il a raté le coche. Pourquoi n’a-t-il pas su se décider? Ces filles avaient-elles un problème? Non, il était convaincu que chacune ferait une excellente épouse. Il leur suggérait d’ailleurs souvent qu’un jour il les demanderait en mariage. Mais il ne passait jamais à l’action. D’après son journal intime, John Wesley savait qu’il aurait dû aller de l’avant, mais il hésitait toujours au dernier moment. Il ne trouvait pas le courage nécessaire. Il a donc perdu ces filles qu’il aimait. À force d’attendre et de voir qu’il ne s’engageait pas vraiment, avec les années les trois filles ont perdu patience et ont fini par marier d’autres jeunes hommes. Le frère de John Wesley a même encouragé l’une d’entre elles à ne plus attendre. Et puis finalement à 47 ans, il s’est marié sur un coup de tête et dans un secret absolu à Molly. Il l’a mariée sans demander conseil à qui que ce soit, ignorant ainsi le principe de Proverbes 11.14: « Quand la prudence fait défaut, le peuple tombe et le salut est dans le grand nombre de conseillers ». Dans son impulsivité, il ne rechercha pas l’avis de Dieu sur la question, et en conséquence il fut enchaîné à une femme qui lui pourrit le reste de sa vie. Il aurait mieux valu qu’il reste célibataire, mais ce ne fut pas le cas.

En choisissant le partenaire pour votre vie, il faut vraiment faire preuve de clarté d’esprit et de sagesse. Dieu joue son rôle et s’il vous veut marier, il amène les bonnes personnes autour de vous (Proverbes 18.22 dit: « … » et 19.14), mais il vous faut encore saisir ses bénédictions. À quoi puis-je comparer cela ? À la manne qui tombait du ciel pour les israélites. Dieu pourvoyait, mais il fallait que ses enfants se lèvent et aient ramasser la manne pour pouvoir manger. C’est pareil avec toutes les bénédictions de Dieu. Pensez au salut. Dieu nous offre le salut, mais nous avons un rôle à jouer pour saisir ce salut et posséder cette bénédiction. Nous ne pouvons pas être passifs. Il faut lire la bible, et rechercher la volonté de Dieu. Si vous êtes célibataires, c’est pareil. Il ne faut pas passer tout son temps à penser seulement au mariage, mais si Dieu met autour de vous des jeunes filles qui semblent être de bonnes candidates, il faut tout de même faire votre part. Alors y a-t-il des critères qui peuvent vous aider à bien choisir ? La réponse est oui! La première chose que je vois dans la bible, c’est que Dieu veut que vous mariiez un chrétien.

III. Pour éviter le divorce, marions un(e) chrétien(ne):

Je trouve ce principe en 1 Corinthiens 7.39b: « … ». Dieu n’a jamais voulu que ses enfants marient des personnes qui ne partagent pas la même foi, le verset 39 de 1 Corinthiens 7 montre cela. Regardez en 2 Corinthiens 6.14-18, c’est le cas aussi. Le Saint Esprit dit: « Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial, ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle? ». Entre parenthèses, remarquez que le Saint Esprit utilise le terme fidèle dans ces versets. Le terme fidèle dans les Saintes Écritures fait toujours référence à un chrétien baptisé pour la rémission des péchés et fidèle aux enseignements du Christ. Quelle est la règle que je trouve ici? Un chrétien doit toujours marier un chrétien.

Mais quelqu’un dit : « Si c’est le cas, pourquoi y avait-il des chrétiens mariés à des non-chrétiens à Corinthe et pourquoi Paul leur disait-il de ne pas se divorcer? » Retournons voir 1 Corinthiens 7 versets 12 à 17: « … ». La première chose que je vois c’est que le fait d’avoir un non-chrétien uni à un chrétien était le résultat de la conversion d’un des deux conjoints. Le verset 17 prouve cela (le verset 20 aussi)

Si les chrétiens de Corinthe se demandaient s’il fallait divorcer lorsqu’ils étaient unis à des non-croyants, c’est probablement à cause de passages comme ceux en Esdras 10.10-12 et Néhémie 13.23-30 où les Juifs dans leur repentance avait choisi de renvoyer les femmes étrangères qui n’étaient pas de la même foi qu’eux (sur base de passages comme celui en Deutéronome 7.3-4). Il faut comprendre qu’aux yeux des Juifs, les personnes qui n’étaient pas convertis étaient comme des gens impurs avec la lèpre. Mais, Paul dit ici que Dieu ne demande pas qu’on quitte son partenaire non-croyant, si on se convertit alors qu’on est déjà marié. Que du contraire, c’est par notre exemple de fidélité qu’on aura probablement un impact sur notre conjoint.

Et pas besoin de craindre de perdre les bénédictions de Dieu pour notre famille si on se retrouve dans cette situation imprévue. Paul nous dit que de toute manière Dieu mettra à part nos enfants (v.14) pour des bénédictions particulières à cause de notre foi. En d’autres termes, notre famille recevra toute l’attention de Dieu, à cause de notre relation avec lui. C’est ainsi qu’il faut comprendre le fait que nos enfants seront sanctifiés.

Maintenant, permettez-moi d’aller un peu plus loin dans ces pensées, car j’ai parfois rencontré des personnes qui utilisent ces versets pour dire qu’ils n’ont pas besoin de quitter un concubin ou une concubine non-croyant(e) s’ils se convertissent. Cette manière de penser est erronée. Dans ce cas, les deux personnes ne sont pas encore mariées et liée pour la vie. Il n’est pas trop tard. Vouloir rester dans ce genre de circonstances est opter pour vivre dans le péché et ne pas comprendre les fondements de la pensée de Dieu.

En Matthieu 7.24-25, Jésus parle de l’homme insensé qui choisit de construire sa maison sur le sable. Quand la tempête arrive, elle emporte la maison. Par contre l’homme sage, nous dit Jésus, construit sa maison sur le roc. Et elle résiste aux coups durs avec le temps. Ce que le Christ nous enseigne à travers tout ceci, c’est que la fondation que nous donnons à notre maison est très importante. C’est littéralement une question de vie ou de mort. Écoutez-moi bien, la solidité d’une maison dépend toujours de sa fondation. J’ai trouvé la boulangerie Guller en ruine en rentrant la semaine dernière. Je me suis demandé comment s’est arrivé. En fait, une compagnie de construction faisait des travaux juste à côté. Un bulldozer a commencé à creuser et tout le sol sur plusieurs mètres s’est mis à bouger. Une fissure est apparue sur tout le long de la façade de la maison où la boulangerie Guller se trouvait. Ils ont fait évacuer tout le monde et les pompiers sont venus. Ils ont découvert que l’édifice n’avait pas de vraie fondation. Il était construit sur un lit de gravier. Tout s’est écroulé quelques heures plus tard.

Voulez-vous une maison solide? Alors ne négligez pas la fondation! Nos mariages aussi ont besoin de fondation. Psaumes 127.1 déclare: « … ». Le contexte du psaume 127 et du psaume 128 est relatif à la famille. Il est clair dans ces versets que lorsque Salomon fait référence à ceux qui construisent la maison, il fait référence au couple, à un mari et sa femme. Si un chrétien s’unit par le mariage à un non-chrétien, il fait le choix de construire avec déjà une brèche ou un défaut dans la fondation. C’est comme choisir de construire une demeure sur la faille de San Andréas en Californie, qui aura dés le départ une fissure dans le sol du living. Si vous aimez Christ, pour quelle raison choisiriez-vous de marier quelqu’un qui ne l’aime pas? Avant même de vous engager, vous savez que vous serez en conflit sur la chose la plus importante dans votre vie. Ça n’a aucun sens de faire ce choix ! Paul dira en 2 Corinthiens 6: « Quelle part à la lumière avec les ténèbres? » Quand un chrétien s’unit à un non chrétien, il débute avec la division avant même de rencontrer les problèmes de la vie à deux. S’entêter dans cette voie, c’est chercher les problèmes! Et si vous violez cette loi de Dieu, vous allez le regretter. Si donc vous êtes attirés par quelqu’un qui n’est pas chrétien, prenez une douche froide et gardez vos distances! Luttez contre cette attirance! Et ne croyez pas que Dieu a absolument besoin de vous pour conduire cette personne à Christ. Ce qu’il désire de vous c’est votre obéissance. Je terminerai en vous donnant un autre bon conseil à ce sujet. Si vous refusez de courtiser des infidèles, alors vous ne marierez pas des infidèles.

Conclusion:

Je termine en disant ceci. Jonathan Edwards sur son lit de mort, repensa à ses 31 ans de mariage avec Sarah et remercia Dieu pour son union exceptionnelle. Il s’éteignit un homme heureux et comblé, père de 11 enfants. John Wesley n’eut pas cette chance.

Qu’en sera-t-il pour vous dans quelques décennies? Tout dépend de la sagesse que vous aurez manifesté pour suivre les commandements de Dieu.

Prions ensemble: « ... »