Est-il possible de vaincre son homosexualité? (6.10-11)

Série: Solutions célestes pour une église (im)parfaite

Introduction:

D’où vient l’homosexualité? Naît-on ainsi ou choisit-on d’être homosexuel? Un homosexuel doit-il lutter pour être hétérosexuel ou sera-t-il plus heureux en demeurant ce qu’il est? Est-il même possible de changer? Que pensez-vous de toutes ces questions?

Il y a quatre décennies, on parlait peu de l’homosexualité. Pour la plupart des gens, hormis quelques excentriques, c’était vu comme une perversion. Je me rappelle quand on a appris que Georges Michaël, le chanteur de Wham était homosexuel. Ça a été un choc. C’était le sujet de toutes nos conversations. Il a perdu beaucoup de fans. Je me demande même si ça n’a pas ruiné sa carrière. En ce temps là, les psychologues traitaient l’homosexualité comme une déviance. Durant ma jeunesse, je n’ai jamais vu deux hommes ou deux femmes s’embrasser sur la bouche ou se tenir la main en rue (sauf en Grèce ou c’était la coutume). C’était un sujet tabou et je suis certain que beaucoup gardaient leur homosexualité cachée.

Aujourd’hui, les choses sont bien différentes. Quand je suis allé au cinéma voir un film romantique avec Tammy la dernière fois… deux derrières moi et deux sur le côté. J’étais très dérangé par les bruits que j’entendais lorsqu’ils se donnaient des bisous. Je ne pense pas qu’on peut voir beaucoup de séries télévisées, où il n’y a pas au moins un couple d’homosexuels. Quand les jeunes filles dans les films demandent aux jeunes homme par qui ils sont intéressés romantiquement, elles sont prudentes de dire: « as-tu une petite amie ou un petit ami? ». Facebook donne une option pour définir son orientation. Cette semaine, je lisais un article qui parlait d’une fleuriste chrétienne qui s’est vu condamnée dans l’état du Washington, parce qu’elle avait refusé de décorer une salle de mariage pour une cérémonie gaie. Pareillement, au Colorado, un pâtissier chrétien a été traîné en justice et a été pénalisé en décembre 2013, parce qu’il ne voulait pas faire un gâteau de mariage pour un couple homosexuel. Il a eu beau expliquer au juge que c’était contre ses convictions religieuses, il a été reconnu coupable de discrimination. Aux USA 52% de la population est aujourd’hui favorable aux mariages des homosexuels, 41% sont contre, alors que 73% des américains disent croire en Dieu et être chrétiens (selon une enquête faite en 2012. Les autres religions constituent en tout 4% de la population) et il y a des églises gay un peu partout. En France, François Hollande a légalisé le mariage pour tous l’an dernier (en 2013) et on parle maintenant de leur donner le droit à l’adoption. Bien sûr, la plupart des acteurs et producteurs et politiciens leurs sont favorables. On enseigne dans nos écoles que c’est un style de vie tout à fait acceptable et personne n’ose presque plus dire quoi que ce soit de négatif à ce sujet, sous peine d’être étiqueté d’homophobe ou d’être envoyé dans des stages de sensibilisation.

Beaucoup ne sont donc plus vraiment sûrs de ce qu’ils doivent penser à ce sujet. Pourtant, il est important de s’interroger là-dessus, car la société n’a pas toujours raison. Ecoutez bien ce que Dieu dit en Ésaïe 5.20: « … ». Et regardez en Proverbes 14.34: « … ». Si nous voulons que notre nation ou nos églises ou nos maisons soient fortes, il faut poursuivre la justice.

I. Qui est l’homosexuel ?

Avant d’aller plus loin définissons un peu l’homosexualité. Quand on parle d’homosexualité, il faut être prudent de faire une distinction entre les comportements homosexuels ponctuels et une orientation homosexuelle. Certaines personnes ont une orientation homosexuelle, elles sont attirées par des personnes du même sexe, mais elles ne révèlent jamais qu’elles ont cette préférence et elles sont résolues à ne pas avoir de relations sexuelles physiques homosexuelles. On peut le dire autrement, elles ont une homosexualité passive, c’est à dire latente ou inactive. Un pré-adolescent aura par curiosité parfois envie d’expérimenter des choses sexuelles, et il peut caresser érotiquement ou se laisser toucher érotiquement par un autre jeune du même sexe, sans pour autant avoir une orientation homosexuelle. Attention, je ne dis pas que c’est juste. Je dis juste qu’on ne peut pas dire qu’ils sont homosexuels pour autant. Les psychologues disent que c’est pareil pour les personnes qui se retrouvent en prison ou isolés à plus ou moins long terme dans un environnement particulier avec uniquement des personnes du même sexe (comme par exemple des soldats en zone de guerre).

Il y a des homosexuels parmi les gens de tous les âges, dans toutes les classes socio-économiques et dans toutes les races. Certains parmi eux sont des habitués des bars et des night clubs réservés aux homosexuels, mais d’autres sont aussi mariés à des personnes du sexe opposé et sont des pères de famille très respectés. Ils sont des caméléons. Certains sont ouverts quant à leur orientation et d’autres pas. Selon un rapport d’Alfred Kinsey 4% de la population serait homosexuel (aux USA) et 37% des hommes auraient fait quelque chose d’érotique au moins une fois avec une personne du même sexe. Il a adopté dans son étude une échelle à sept points où zéro représente la personne qui n’a jamais eu que des comportements et des envies hétérosexuelles et 6 celle qui n’a que des comportements et qui ne ressent que des désirs homosexuelles. Trois étant le milieu. Il a découvert que peu de gens se classent en réalité à une extrême ou l’autre sur cette échelle. Où vous classeriez-vous?

II. Naît-on ainsi ou choisit-on d’être homosexuel ?

Alors naît-on homosexuel ou le devient-on? Des scientifiques ont suggéré que l’homosexualité aurait de causes hormonales ou neurologiques, qui remonteraient à la période où l’enfant est dans le ventre de sa mère. (C’est ce que mon prof de psycho nous a enseigné en Belgique). Mais les études ne sont pas conclusives à ce sujet. En fait les scientifiques savent aujourd’hui que l’homosexualité ne peut pas être juste attribuée à des causes physiques ou biologiques. Ça joue, mais ce n’est pas tout. Après des millions dépensés pour trouver des réponses à ces questions dans la biologie du corps humain, les chercheurs n’en savent toujours rien. Ils ne peuvent toujours pas prédire en regardant les composants chimiques qui deviendra ou non un homosexuel. Plutôt les scientifiques disent que l’homosexualité a en général trois origines: elle est liée à des causes naturelles, à certaines expériences dans les périodes critiques de l’enfance et l’adolescence, et aux habitudes cultivées chez une personne. Parfois c’est l’individu qui cultive volontairement ces habitudes et parfois c’est son entourage qui les cultive en lui.

Il y a donc des causes prénatales et postnatales pour le développement de l’homosexualité. Mais sachez que les spécialistes ont surtout découvert des éléments en faveur des causes postnatales. Les psychologues remarquent que les homosexuels:

III. Un homosexuel doit-il lutter pour être hétérosexuel ou sera-t-il plus heureux en demeurant ce qu’il est ?

Si les statistiques d’Alfred Kinsey sont exactes, alors plus ou moins une personne sur 20 serait homosexuelle (puisque son étude dit que 4% de la population serait homosexuel). Ça signifie qu’il y a probablement des homosexuels dans toutes nos églises, même si nous ne connaissons pas leur identité parce qu’ils conservent peut-être leur orientation sexuelle secrète. Suite à la révolution culturelle de ces dernières années, de plus en plus d’homosexuels révèlent leur orientation. Ils sont encouragés à le faire par les associations d’homosexuels qui leur disent qu’être gay c’est être quelque part supérieur aux autres (c’est être plus éduqué, plus libre, plus créatif…). Beaucoup d’entre eux sortent des coulisses en se demandant quelle place ils doivent occuper exactement dans la société. Malgré cela, ils ont souvent des relations peu profondes avec les personnes du sexe opposé, moins épanouissantes, moins permanentes. Il y a une barrière entre eux et les gens de l’autre sexe. Leurs relations amoureuses sont beaucoup moins stables aussi que les gens qui ont des relations hétérosexuelles. Leurs couples pour la plupart ne durent pas aussi longtemps et ne leur apportent pas autant de bonheur.

Alors un homosexuel est-il condamner à vivre malheureux, mal compris et mal intégré toute sa vie? Doit-il lutter pour devenir hétérosexuel ou sera-t-il plus heureux en demeurant ce qu’il est? Pour le savoir, nous devons plonger dans la bible. Que nous dit la bible sur les relations homosexuelles? 7 passages adressent directement cette question (Genèse 19.1-11, lév. 18.22 et 20.13, Juges 19.22-25, Romains1.25-27, 1 Cor. 6.9, 1Tim.9-10) et 5 autres l’adressent indirectement en parlant de la prostitution masculine (Dt.23.17, 1 Rois 14.24, 15.12 et 22.46, 2 Rois 23.7). Dieu n’approuve l’homosexualité dans aucun de ces passages, mais elle n’est pas mentionnée non plus comme un péché plus grave qu’un autre.

Dans l’Ancien Testament l’homosexualité est condamnée. Comment une église d’homosexuels justifie-t-elle la conduite de ses membres alors? En disant que la loi a été abolie à la mort du Christ et qu’elle faisait surtout référence à des viols commis en tant de guerre ou lors de razzias. Dans le Nouveau Testament, Romains 1.26-27 est très clair concernant l’homosexualité. Mais à nouveau les homosexuels disent que ce passage condamne ceux qui sont hétérosexuels au départ et qui changent d’orientation, qui tombent dans l’homosexualité à cause de l’idolâtrie. Les chrétiens qui disent cela assument deux choses. Tout d’abord que les gens que condamne Paul ont fait un choix délibéré en faveur de l’homosexualité et deuxièmement que ce passage ne concerne pas les homosexuels à vie. Paul ne dit pas dans ces versets que l’homosexualité liée à l’idolâtrie seulement est un péché. Il dit que quand les gens ne se soucient pas de Dieu, Dieu permet qu’ils tombent dans toutes sortes d’iniquités, y compris dans l’homosexualité. À chaque fois que l’homosexualité est mentionnée dans les Saintes Écritures, remarquez que c’est toujours en négatif.

Si l’homosexualité déclarée et vécue activement est condamnée, qu’en est-il des sentiments et des attirances homosexuels? Que dit-elle au sujet des chrétiens qui ont des pulsions homosexuelles, mais qui les gardent cachées et qui les combattent, qui peut-être sont mariés à une personne du sexe opposé, mais qui sont fréquemment dérangés par des tendances homosexuelles? Elle ne condamne nul part ces tentations ou ces sentiments, pour autant que ces pensées homosexuelles ne soient pas nourries et entretenues et ne dégénèrent pas dans la convoitise. La convoitise est un péché. Un chrétien doit s’attendre à être tenté comme Jésus a été tenté par Satan lorsqu’il avait faim. Satan connaît chacune de nos faiblesses et il cherche à les exploiter. Toutefois la bible donne un message d’espoir très fort. Elle dit que la tentation peut être surmontée, qu’on peut compter sur l’aide de Dieu pour combattre la convoitise, pour amener toute pensée captive à Christ et pour éviter de tomber dans n’importe quel péché, y compris celui de l’homosexualité. Regardez ce que Paul dit en 1 Corinthiens 6.10-11: « … » C’est là ce que vous étiez dit Paul… Si l’homosexualité est avant tout le résultat d’habitudes et de choses apprises, comme le révèlent les études, alors ce comportement est modifiable. Il peut être défait et refait. Si l’homosexualité est un péché, comme le dit la bible, alors le pardon est disponible et l’aide de Dieu peut être reçue pour se diriger vers un autre style de vie. Certes, changer n’est pas simple. Beaucoup d’homosexuels commencent des thérapies, mais s’arrêtent en cours de chemin. Pour eux (leur orientation sexuelle) c’est comme une langue maternelle qu’il faut changer. Ce n’est pas du tout facile.

Plusieurs remarques concernant la guérison et le changement. En général ce n’est qu’avec certaines dispositions d’esprit et de coeur qu’elle a lieu. Les thérapeutes chrétiens nous disent qu’un homosexuel est un bon candidat pour un changement s’il est:

Les homosexuels qui se détournent de ce style de vie disent souvent que les désirs ne disparaissent pas totalement, mais ils parviennent à ne pas se laisser conduire par eux. Et ils retrouvent une paix intérieure qu’ils n’ont plus connue depuis longtemps. Au fond, en vivant ainsi, ils sont dans une position semblables aux célibataires chrétiens hétérosexuels, qui eux aussi ont bien souvent des envies, mais qui choisissent de lutter et de se maintenir pures pour Jésus. Peu importe l’orientation sexuelle, les pulsions ne dictent pas nécessairement nos choix et ne peuvent être une excuse pour un style de vie contraire à la Parole de Dieu.

La plus grande difficulté pour changer un homosexuel actif, sera probablement de lui faire voir qu’il croit en une multitude de mythes sur son homosexualité. En aucun cas il n’est incurable, répugnant aux yeux de Dieu, un malade mentale ou un incompétent. Attention à certaines techniques thérapeutiques, notamment à celles qu’utilisent des psychologues qui administrent des chocs électriques lorsqu’ils montrent des photos érotiques d’homosexuels et qui encouragent à multiplier les partenaires de l’autre sexe pour réapprendre le plaisir avec l’autre sexe. Ces techniques ne sont pas bibliques. Pour guérir, ce qui est clé, c’est avoir au final une vie équilibrée, avec des relations dans une église, avec des personnes des deux sexes, avec un travail stable et des activités sportives et puis surtout avec la prière et la lecture quotidienne de la Parole de Dieu.

Conclusion:

Êtes-vous prêt aujourd’hui à être l’ami d’un homosexuel? Jésus était l’ami des pécheurs, il mangeait avec eux et établissait des liens avec eux (Matthieu 9.10). Comme le montre 1 Corinthiens 6.10-11, l’évangile est pour tous.

Je termine en vous lisant un article écrit par un homosexuel repenti:
« Je j’ai jamais décidé d’être plus attiré par les hommes que par les femmes. Si j’avais eu l’opportunité de choisir, je n’aurais pas opté d’être le genre de personne que les autres appellent une tapette ou une pédale. Je me sentais totalement perdu quand je ressentais des pulsions sexuelles pour les garçons plutôt que pour les filles. Je fantasmais régulièrement en pensant à d’autres garçons… C’est à la puberté que ces fantasmes ont commencé. Ils me venaient en tête plusieurs fois par jour… Quand j’essayais de penser à des filles pour trouver du plaisir, je n’y parvenais pas. J’ai fait face à cette découverte tout seul. Je n’en jamais parlé à quelqu’un. J’avais trop peur d’être rejeté. Déjà les autres m’insultaient en me traitant de pédé, alors que personne n’était sûr de mon orientation. Comment auraient-ils réagi, s’ils en avaient été certains. J’ai donc gardé mes préférences et ma douleur secrètes au lycée et à l’université. Durant mes études supérieures, je suis tombé amoureux d’un compagnon de classe. Il n’était pas homosexuel, je ne lui en ai donc pas parlé. Nous avons partagé la même chambre pendant trois ans et il n’a découvert mon secret qu’au moment où nous avons reçu nos diplômes. Ça a été très dur pour moi, non seulement parce que j’ai compris qu’il ne pourrait jamais m’aimer comme je l’aimais, mais aussi parce que j’ai découvert que j’étais attiré par les hommes bien plus que physiquement. Je me sentais perverti jusqu’au plus profond de moi-même. J’ai grandi dans une famille chrétienne et j’ai prié Dieu beaucoup de fois pour qu’il m’enlève ces tendances homosexuelles. Il ne l’a jamais fait. Il n’est pas facile de savoir que la bible condamne l’homosexualité quand on ressent une attraction physique et émotive pour les hommes. À l’âge adulte, j’ai commencé à fréquenter les endroits où les homosexuels se retrouvent dans les villes. Je suis devenu un bon client des librairies réservées aux gaies et des lignes téléphoniques payantes pour les homosexuels. Donner libre cours à ses fantasmes semblait tellement gratifiant. Je vivais une double vie. Je conduisais des études bibliques pendant la semaine pour les jeunes à l’université, je m’impliquais énormément dans mon église, mais je visitais fréquemment aussi les sex-shops pour homosexuels. Bien sûr, je culpabilisais et me sentais toujours vil en quittant ces lieux. Mais ça ne m’empêchait pas d’y retourner. L ‘attrait était trop fort. J’ai finalement dévoilé mon problème à une amie. Elle ne m’a pas rejeté, mais elle était très compréhensive. J’en ai ensuite parlé à d’autres amis. Je n’ai pas arrêté de suite d’aller là où je ne devais pas, mais ma guérison alors commencé. J’ai réalisé que je ne pouvais pas surmonter mon problème seul. Depuis Dieu a mis des gens merveilleux sur mon chemin qui m’ont aidé à trouver le courage pour ne pas tomber dans la tentation. Certains de mes amis sont aussi tentés par l’homosexualité. Mais nous faisons confiance à Christ pour trouver la force de surmonter ce péché. Il a fallut des personnes pleines de compassion, qui étaient prêtes à m’écouter et qui se souciaient réellement de moi, pour m’aider à comprendre mes tentations. Je ne sais pas si ces dernières disparaîtront un jour, mais je ne ressens plus ce désespoir au fond de moi. Je sais que je ne suis pas démuni face à mon combat. Et mon identité est déterminée par Christ et non plus par mes tendances homosexuelles. »

Prions ensemble: « ... »