Dieu est en colère

Série: Romains (ch 1.18-25)

Introduction :

Dans les deux dernières leçons sur Romains, nous avons étudié les raisons pour lesquelles Paul voulait aller à Rome. Il avait un vif désir d’y aller pour communiquer aux chrétiens des dons spirituels, mais aussi pour y mener une campagne d’évangélisation. Plus que tout, il voulait annoncer l’évangile dans la ville la plus renommée de l’époque, et amener des âmes à Christ, peu importe leur nationalité. L’évangile était pour tous, juifs ou grecs, savants ou ignorants.

J’imagine que des visiteurs, qui auraient été là le jour où la lettre de Paul serait arrivée et aurait été lue, se seraient demandés si vraiment tout le monde avait besoin d’entendre l’évangile. « N’y a-t-il pas des gens qui croient déjà au bon Dieu et qui vivent correctement ? » N’oubliez pas que les Juifs prêchaient Jéhovah et disaient ne pas vivre comme les païens. Ils avaient convertis de nombreuses personnes. Et puis, Dieu condamnerait-il vraiment ceux qui n’avaient jamais entendu parler de Lui ? Lorsque des gens n’entendent pas l’évangile, parce qu’ils vivent à l’autre bout du monde et n’ont jamais eu la chance de rencontrer un chrétien, Dieu leur en veut-il et leur en tiendra-t-il rigueur au jugement dernier ?

Paul va anticiper de telles réactions et montrer que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché et méritent une condamnation. Du chapitre 1, v. 18-32, il va d’abord expliquer pourquoi c’est le cas pour les Païens. Puis au ch. 2.1 au ch. 3.8, il va montrer que c’est vrai aussi pour les Juifs. Et ensuite, au ch. 3, v. 9 à 20, il va ficeler son raisonnement, en présentant quelques arguments généraux, qui mettent tous les hommes dans le même sac vis à vis de Dieu.

Paul construit donc méthodiquement sa lettre, comme un procureur, comme un juge d’instruction qui va démontrer la culpabilité de l’humanité entière aux yeux de Dieu.

I. Dieu est en colère

Il commence par dire au verset 18 que Dieu est en colère. Lisons-le : « … » Il en a donné des preuves. Nous allons voir ces preuves dans quelques instants.

Pourquoi est-il en colère ? Parce qu’Il a visité la terre et Il a vu chez les hommes l’impiété et l’injustice.

Selon Paul, le monde entier peut connaître Dieu, à travers les signes qu’Il placé autour de nous. Même quand les hommes n’ont pas de révélations écrites, l’existence de l’Éternel et sa nature sont claires et indéniables pour tous. Dieu y a veillé. Pourtant les hommes choisissent parfois d’éteindre la lumière pour rester aveugle et pour que les autres ne voient pas.

Dieu nous a donné une bougie pour voir le bon chemin dans le noir, mais trop souvent nous avons soufflé sur la flamme pour l’éteindre, parce que nous n’aimons pas ce que nous voyons. Prenez l’exemple des étoiles dans le ciel. Si vous allez dans les Alpes et que vous sortez la nuit vous verrez une multitude d’étoiles. Vous ne pourrez pas le compter, tellement vous en verrez. Mais si vous descendez à Genève, à quelque dizaines de kilomètres de là, vous aurez difficile d’en voir beaucoup. Les lumières des bâtiments que les hommes ont construit vous empêcheront de voir ce qui est là haut. C’est la même chose avec les preuves de l’existence de Dieu. Ces preuves sont là, mais l’homme en général ne veut pas les voir. Pourquoi ? Parce qu’il est trop difficile de vivre dans la luxure, tout en sachant qu’il y a une présence constante d’un Dieu, qui remet en question notre style de vie. C’est pour cette raison qu’au fond il y a autant d’athées. Ce n’est certainement pas parce que Dieu n’a pas de donné assez de preuves de son existence et de sa nature, oh non !

II. Dieu a prouvé qu'il existe

Alors quelles sont ces preuves qu’il nous a données, qui enlèvent toute excuse même si on n’a jamais reçu une bible et que personne ne nous a jamais parlé de Christ ? Le verset 20 nous le dit : « … » Dieu a choisi non seulement de se révéler par la bible de façon surnaturelle, mais aussi à travers la création et ses œuvres, de façon naturelle.

Aujourd’hui, des hommes prétendent qu’il n’y a jamais eu de création, mais que tout ce qui existe est le résultat d’une évolution. Paul, lui qui était un homme érudit et en plus inspiré, enseignait que tout ce qui existe est l’ouvrage de Dieu. Il insistait sur le fait que nous pouvons apprendre beaucoup (pas tout) en observant les œuvres du Seigneur. Deux choses sautent à l’œil quand nous considérons l’univers autour de nous.

  1. D’abord, nous apprenons que Dieu existe. Même un enfant peut comprendre le principe selon lequel ce qui a été fait doit avoir un fabriquant. L’existence d’une montre prouve l’existence de l’horloger. L’auteur de l’épître aux Hébreux utilise un autre exemple au chapitre 3, verset 4 : « … »

  2. Ensuite nous apprenons qu’il est parfait de multiples manières. Il existe depuis toujours et Il est tout-puissant. C’est cette puissance qui lui a permis de dire : « Qu’il y ait un soleil et une lune, des oiseaux et des poissons, un homme et une femme… » et qui lui a permis sans peine de créer tout cela. En voyant les plus hautes montagnes, les plus grandes chutes d’eau, les vastes océans, nous ne pouvons qu’imaginer sa puissance. Dans la création, nous voyons aussi la divinité de Dieu, littéralement les attributs de sa déité (car le mot utilisé est « thieiotes »).

    Quels attributs apparaissent en étudiant le monde autour de moi ? Que nous avons un Créateur qui aime l’ordre, car je vois par exemple que tout est gouverné par des lois naturelles fixes. Si Dieu établit des lois dans le monde naturel (la loi de la gravité, par ex.), il est permis de penser qu’il a également établi des lois dans les domaines de la moralité et de la spiritualité. Autre point, si la violation de ses lois naturelles a des conséquences désastreuses, ça suggère que nous subirons le même résultat lorsque nous ignorons ses préceptes moraux et spirituels. De même, l’abondance des bénédictions de Dieu témoigne de sa générosité. La beauté du monde reflète la nature merveilleuse de son esprit et de son caractère. On pourrait encore dire beaucoup à ce sujet.

Comment est-il possible de regarder à l’univers et de ne pas y voir un fabricant qui aimer l’ordre, qui est tout-puissant, qui est éternel et plein d’amour ? Comme David l’a dit en Psaumes 19.1-3 « … » Job ajoute dans le livre qui porte son nom, au chapitre 12, versets 7 à 9 : « … » Paul dit donc que les hommes sont sans excuses. Au chapitre 2, il accusera les Juifs de la même manière (2.1). Cela dit, les hommes auront toujours des “excuses” pour leur mauvaise conduite. On a dit qu’il est possible de trouver un homme sans son porte-monnaie, mais jamais sans ses excuses. En disant que les hommes sont “inexcusables”, Paul affirme qu’aucune excuse n’est valable pour ne pas connaître Dieu ou pour ne pas lui obéir.

III. Autres raisons pour la colère de Dieu:

Paul ajoute au verset 21 que Dieu est fâché, car : « … ». En étouffant la vérité, les hommes n’ont pas glorifié leur créateur. Ils auraient dû se rendre compte : Mais, dit Paul, ils ont manqué de reconnaître cette unique gloire de Dieu. Deuxièmement, ils “ne lui ont pas rendu grâces” (v. 21c). Mais ils n’ont jamais pris le temps de lever leurs yeux vers le ciel pour dire : “Grâces soient rendues à Dieu !” Et puis, ils se sont égarés dans leurs pensées. Leur cœur a été plongé dans les ténèbres. Dieu n’était plus dans leur monde, et donc celui-ci perdait son sens. Ces hommes ne pouvaient plus trouver les réponses aux grandes questions de toute époque, tels que : Quand nous abandonnons Dieu, nous ne disposons plus d’aucune norme pour mesurer notre vie ou nos buts. Et nous devenons fous. Les v. 22 et 23 disent : « … »

IV. Les hommes se sont donnés des idoles:

Il y a en nous un besoin d’adorer un être plus grand que nous. C’est inné. Où que l’on aille dans le monde, on constate l’évidence de ce désir universel de louer une puissance supérieure. L’homme, quand il enterre Dieu finit toujours par le remplacer par une idole. Ça peut être une image d’un animal comme dans certains pays ou une statue d’un saint ou d’une femme. Quelqu’un a dit : « Ce que ta main saisit, ce en quoi tu as confiance, voilà ton dieu.” Ce que tu mets à la première place de ta vie, voilà ton dieu. Nous ne nous prosternons peut-être pas devant des oiseaux géants sculptés dans le granite ou devant des idoles de bois aux yeux de pierre ; mais nous avons d’autres dieux qui concurrencent l’Éternel. Nous ne nous sommes pas inclinés devant un veau d’or, mais il nous arrive d’adorer l’or. Nous n’avons pas plié le genou devant une image de Baal, mais nos billets d’argent portent aussi des images. Quelqu’un peut-il dire qu’il n’a jamais mis son ambition, sa vanité, son “soi” au-dessus de l’adoration de Dieu ? Beaucoup de choses dans cette vie sont bonnes ; mais elles ne sont pas Dieu. La manière la plus courante de servir “la créature au lieu du Créateur” est de se servir soi-même, en cherchant à réaliser ses propres désirs au lieu de chercher à plaire à Dieu. Beaucoup s’élèvent eux-mêmes, tout en abaissant Dieu. Leur attitude pourrait être décrite par les mots : “Dieu est petit, je suis grand.” »

Lorsque Paul parle de “remplacer” la gloire de Dieu par ses images, il parle d’un échange tragique. La TOB traduit la pensée en disant : « Ils ont troqué la gloire de Dieu pour des images”.

Une personne qui ignore la valeur d’un objet est toujours prête à l’échanger contre un objet de moindre prix. Nous avons tous fait de mauvais échanges dans la vie. Par exemple, lorsque nous étions enfants (on échangeait des bijoux précieux contre des morceaux de plastique brillant). Je m’en veux toujours d’avoir échangé certaines antiquités (raquettes). Et bien selon Paul, les païens avaient fait le plus mauvais échange de tous : ils avaient échangé la vérité de Dieu contre des mensonges. Ils avaient échangé le Dieu véritable, incorruptible, glorieux, contre des images fausses, corruptibles, sans aucune valeur.

Conclusion :

Aujourd’hui, avons-nous fait ce troc ? Croyez-vous en Dieu ? Psaumes 14.1.
Laissez-moi vous dire que ce n’est pas les preuves qui manquent. Lui seul est digne de louanges.
Si vous reconnaissez son existence, alors rendez-lui gloire en le remerciant pour toutes bonnes choses, en ne le prenant pas à la légère et en marchant dans la justice. Faire autrement, c’est attiser la colère de Dieu.
Enfin n’oublions pas que nous sommes tous coupables, et que ce n’est qu’avec la médiation de Jésus que nous pouvons apaiser cette colère. Terminons avec une prière.