Un père qui aimait énormément son fils

Série: David, l'homme que Dieu aimait (2 Samuel 18)

Introduction :

Lecture de 2 Samuel 18.1-18.

Si vous avez une bible, veuillez de nouveau l’ouvrir en 2 Samuel 18. Je remercie Nicolas d’avoir bien voulu lire les premiers versets de ce texte, il y a quelques minutes. La bible est pleine d’histoires surprenantes, n’est-ce pas ? Nous y trouvons l’histoire d’un âne qui un jour se met à parler à son maître, l’histoire d’un gamin qui tue avec une fronde et une pierre un géant. Nous y lisons le récit d’un homme qui avait une force surhumaine, d’un serviteur de Dieu qui survécut dans la fosse aux lions, celle d’un prophète qui vécut dans le ventre d’un poisson. Et aujourd’hui, nous y découvrons la mort d’un prince qui avait de trop longs cheveux. N’oubliez pas que 2 Samuel 14.26 nous dit que chaque année, Absolom se faisait couper les cheveux, et lorsqu’on les ramassait, leur poids était de 2 kilos. Cette magnifique chevelure lui valut bien de l’admiration, mais elle fut aussi ce qui le fit perdre le combat. La morale de l’histoire n’est pas que les garçons doivent toujours avoir les cheveux courts, mais que Dieu peut vite retourner contre nous nos plus grands atouts.

N’oubliez pas qu’en fait ce qui causa la perte d’Absolom fut quoi ? Son arrogance. La pensée qu’il pouvait se proclamer roi à la place de son père et ignorer la volonté de Dieu. Il pensait qu’il pouvait retourner le peuple contre David par toute une série de mensonges, mettre à mort son propre papa, violer les femmes de son père sur le toit devant tous, sans que Dieu ne lui en veuille. J’imagine que Dieu était la dernière de ses pensées. Il apprit, à son grand désarrois, que c’était une grave erreur, n’est-ce pas ? Dieu lui enseigna qu’on ne peut pas faire n’importe quoi dans la vie. Et même avec tout Israël rangé à ses côtés, malgré le fait que David avait dû fuir avec seulement quelques milliers d’hommes, Absolom se retrouva parmi les vaincus. En pendant à l’arbre par ses cheveux, je me demande s’il a invoqué Dieu pour de l’aide. Mais parce qu’il avait été trop loin, l’Éternel fit que Joab fut le premier à le trouver et à lui régler son compte.

Alors que je reprends au verset 19 de 2 Samuel 18, rappelez-vous que David ne sait pas encore que Dieu lui a donné la victoire. Il est dans sa chambre dans un petit fort, où ses hommes ont voulu qu’il reste, afin d’être bien protégé. Vous pouvez deviner qu’il doit être anxieux. Joab décide donc de lui faire parvenir la nouvelle. Nous lisons ceci du verset 19-28 : « … » Le fils du sacrificateur, Achimaats arrive donc avec beaucoup d’allégresse. Il a une bonne nouvelle pour le roi. Laquelle ? « Nous avons gagné ! David tu es vainqueur ! » C’est quelque chose qui devrait tout de suite réjouir le roi. Il peut rentrer, il peut retrouver son palais, ses responsabilités, ses prérogatives. Il devrait sauter de joie. Mais est-ce ce que nous lisons ? En apprenant cette nouvelle, à quoi est-ce que David pense immédiatement, verset 29 ? À son fils. Il ne pose pas de questions sur l’état de son général, de ses troupes, il est soucieux juste de la condition d’Absolom. Est-il sain et sauf ? Achimaats ne sait que répondre, David se tourne donc vers l’autre messager qui arrive. Lisons les versets 31 à 33 : « … »

Triste image, n’est-ce pas ? Le roi se met à pleurer et à répéter sans cesse la même lamentation : « mon fils, mon fils, pourquoi ne suis-je mort à ta place ? » Et alors que nous clôturons cet épisode, cette image tragique s’impose dans nos esprits. Le roi qui aurait dû se réjouir perd les pédales et sombre dans le désespoir. Ce soir là, il n’y a pas de fête, mais ses hommes ressortent confus, sans savoir comment réagir. David ne veut plus voir ses amis, ses fidèles soldats qui ont tout donné, tout sacrifié pour le suivre et remporter cette bataille. Je m’arrête ici aujourd’hui et je partage trois leçons que je découvre à travers ces événements.

I. La famille est quelque chose d’extrêmement important.

Première leçon : la famille est bien plus importante que tout ce que nous pourrions accumuler sur cette terre.

Parvenir à avoir une bonne relation avec elle est extrêmement important, plus que la plupart des choses que nous pourrions accomplir. Nous voyons clairement cela dans ces événements sur la vie de David. Regardez dans cette histoire. David vient juste d’apprendre qu’il va redevenir roi. Il peut reprendre possession de son palais. Mais il n’en a rien à « cirer ». Ce n’est pas ce qu’il y a de plus important pour lui. La chose la plus importante, c’est son fils. Et quand il apprend la mort de son enfant, son c½ur est brisé. C’est pour cela que je vous encourage aujourd’hui à passer du temps à consolider vos relations avec votre famille. Peu de choses sont aussi importantes.

Ça me rappelle ce qui s’est passé en 1984, avec un grand sénateur américain. Avez-vous entendu parler de Paul Sangus ? Il était le représentant de l’état du Massachusetts. Il a découvert à cette époque qu’il avait le cancer des glandes lymphatiques. Les docteurs l’ont pris en mains et lui ont administré un traitement par chimiothérapie Ils ont réussi à stopper la maladie. Il pouvait donc continuer son travail et chercher une réélection. Mais savez-vous ce qu’il a fait ? Il a opté pour une retraite prématurée de la scène politique. Son attaché de presse a simplement dit ceci : « le sénateur Sangus ne désire pas continuer à siéger au sénat. Il ne veut pas briguer un deuxième mandat. La seule chose qu’il veut aujourd’hui, c’est de rentrer chez lui et de passer ses dernières années avec sa famille. » Cet homme avait d’avantage envie d’être avec ses enfants et petits-enfants. Pour lui, le plus important, ce n’était plus d’écrire des lois pour la plus grande nation au monde, ce n’était plus de diriger les affaires courantes du pays, c’était sa famille. C’est de ça que David a aussi pris conscience. Le seul problème, c’est qu’en ce qui le concerne, il l’a réalisé trop tard.

Je dis cela, parce que jusqu’à là, David n’avait pas vraiment mis la priorité sur passer du temps avec son fils. Diriger son royaume avait paru plus pressant, conduire son armée semblait plus nécessaire. Et maintenant qu’Absolom vient de mourir, David est frappé par la pensée que la famille est plus importante que tout. Mais il était trop tard. Alors comment est la relation avec votre famille aujourd’hui ? Réalisons-nous l’importance de cette relation ? Y consacrez-vous du temps ? N’attendez pas qu’il soit trop tard pour découvrir la place qu’il tenait vraiment dans votre c½ur. Ça c’est mon premier point.

II. L’amour des parents pour leurs enfants est énorme.

Second point qui va côte à côte avec ce que je viens de dire. L’amour des parents pour leurs enfants est énorme.

Vous qui êtes parents, vous le savez, mais les enfants qui sont ici et les jeunes gens ne le réalisent peut-être pas vraiment. Je veux graver ce fait dans vos esprits aujourd’hui ! Vos parents vous aiment, jeunes gens ou moins jeunes. Ils seraient prêts à donner leurs vies pour vous. Nous le voyons également dans cette histoire : malgré le fait qu’Absolom voulait le tuer, David ne voulait pas que du mal soit fait à son fils. Il aurait préféré mourir à sa place. Il disait : « O Absolom, mon fils, pourquoi ne suis-je pas mort plutôt que toi ! » Oui vos parents vous aiment plus que leurs propres vies !

Cette histoire vraie l’illustre aussi. Il y a quelques années, au Nord de l’Oklahoma, un père et son enfant sont allés voir les eaux en crues au Nord de la ville d’Émeth. Il y a là un très beau lac qui a la particularité d’être salé. Des ingénieurs militaires ont conçu un superbe barrage pour relever le niveau de ce lac. Il est constitué de trois parties. Là où l’eau ressort normalement, il y a la première partie faite d’un mur très élevé par dessus lequel passe l’eau quand il a plu assez fort. Cette eau tombe dans un bassin en contrebas où un autre mur en demi-cercle stoppe l’eau. Cette eau tombe ensuite dans un deuxième plus petit bassin avant d’être évacuée dans le cours d’eau plus bas. Tout ceci est bien sûr la partie visible du barrage, car au fond de l’eau, il y a des tuyaux gigantesques qui aspirent l’eau et la transfère tout en bas. Il faut être très prudent de ne pas s’aventurer trop près du barrage, car autrement les tuyaux qui évacuent l’eau vous aspire et vous n’avez aucune chance de vous en sortir. Le courant est trop fort et vous finissez broyez au fond de la rivière en bas. Bref, après de grosses pluies, un père s’y est rendu il y a quelques années avec son fils qui avait deux ans. On n’est pas sûr comment c’est arrivé exactement, mais apparemment l’enfant est tombé dans l’eau au niveau du barrage. Soit il jouait et a grimpé sans que son père ne le remarque avant qu’il ne soit trop tard, soit son père s’est penché avec son fils dans ses bras et le petit a glissé. Toujours est-il que lorsqu’il a touché l’eau, l’enfant a été automatiquement aspiré et engloutit. Que pensez-vous que le père a fait ? Presque immédiatement, il a escaladé le muret. Des témoins ont vu la partie suivante, ils disent que le papa avait la peur dans ses yeux et sur son visage, il savait ce qui allait vraisemblablement se passer. Mais il a quand même sauté pour essayer de retrouver son enfant. On a retrouvé son corps un peu plus tard, en plusieurs morceaux, au bas de la rivière. Comme le dirent les journaux, il avait sauté les pieds joints dans une situation désespérée pour sauver son fils. Mes amis, David aimait son fils autant que cet homme et vos parents vous aiment probablement tout autant.

Est-ce que l’ampleur de cet amour vous étonne ? Moi pas. Car après tout, à l’image de qui avons nous été créé ? De Dieu. Et que dit Jésus en Matthieu 7.11 ? « … »

Mon second point cet après-midi est donc que peu de choses comparent à l’amour d’un père ou d’une mère pour ses enfants. Soyez-en reconnaissants et honorez-les pour un tel amour.

III. Si l’enfant réalise cet amour, il a beaucoup plus de chances de ne pas se rebeller gravement.

Troisième point. Nous connaissons tous des jeunes qui se sont gravement rebellés contre leurs parents. À cause de cela, certains sont carrément tombés dans la délinquance.

En lisant l’histoire d’Absolom, je me suis demandé comment David aurait pu mettre toutes les chances de son côté pour éviter ce qui s’est finalement passé. J’en ai déduit que pour trouver la solution à ce problème, il fallait peut-être aborder la question à l’envers. Il faut se demander comment un fils finit par faire ce qu’Absolom fit. Comment un enfant peut-il aller aussi loin que de vouloir détrôner, voler et tuer son père ? Je pense que David a aimé son fils dès le premier jour de sa conception. Bien sûr, il ne l’a pas discipliné correctement. Nous en avons déjà parlé. Mais je me demande si Absolom savait combien son père l’aimait. Et j’en doute. Regardons les choses un instant à travers ses yeux. Lorsqu’Ammon viola sa demi-s½ur et qu’il la vengea en le tuant, il dût fuir chez son grand-père pendant plus de 3 ans. Pendant tout ce temps, la bible nous dit qu’il manqua cruellement à son père. Mais pas une fois, nous ne lisons que David fit quelque chose pour lui communiquer sa peine, pour arranger le problème.

Souvent je suis témoin de situations semblables. Le fils fait une grave erreur et affecte la relation avec son père. Son père peut rebâtir la relation, mais à cause de sa fierté et de son esprit obtus, il refuse de faire le nécessaire.

Dans le cas de David et d’Absolom, ce fut Joab le général qui fut forcé de prendre des mesures pour révéler à David son entêtement et le réconcilier avec Absolom. Et même après le retour de son fils, David refusa encore de le voir pendant 2 ans de plus. Qu’est-ce que vous croyez qu’Absolom s’est dit tout ce temps ? Bien sûr David lui donna beaucoup de choses. Il lui fournit une maison, des serviteurs, un beau chariot. Il lui offrait de nombreux bénéfices matériels. Mais les choses ne peuvent pas remplacer les mots, les baisers, la tendresse, une relation vivante.

Quelqu’un me dit : « Mais quand on aime quelqu’un on le montre naturellement ! » Je ne suis pas d’accord avec cette idée. Je pense que certains sur cette terre sont meilleurs que d’autres pour manifester leur amour, ils y parviennent mieux que d’autres. Certains pères sont meilleurs que d’autres dans ce domaine. Certaines mères sont meilleures que d’autres. Alors c’est quelque chose qu’il nous faut apprendre, une qualité qu’il nous faut travailler. C’est important pour éviter que nos enfants ne se rebellent trop facilement, car un enfant qui se sent vraiment aimé, entendu et entouré est un enfant qui aura moins vite tendance à faire des bêtises. Apprenons cela de la vie de David avec Absolom.

Conclusion :

En conclusion, trois leçons dans cette histoire. Premièrement rappelons-nous que maintenir une bonne relation avec notre famille est plus important que beaucoup de choses dans ce monde. N’attendons pas qu’il soit trop tard pour le réaliser.

Deuxièmement, souvenez-vous que vos parents vous aiment énormément. Ils seraient prêts à donner leur vie pour vous. Soyez-en reconnaissant et honorez-les pour ce fait.

Troisièmement, le meilleur moyen d’éviter la rébellion chez nos enfants, c’est de les assurer de notre amour. L’avez-vous fait aujourd’hui ?

En terminant je rappelle que Dieu nous aime aussi. Il a tout fait pour nous le montrer, pour nous réconcilier avec lui. Alors aujourd’hui si vous êtes en rébellion avec Lui, mettez de côté ces attitudes néfastes et venez à Lui. Il vous attend.