Le Géant et le nain

Série: David, l'homme que Dieu aimait

Introduction : :

La semaine dernière, nous avons commencé le récit de ce qui est probablement la bataille la plus célèbre de l’Ancien Testament. De quelle bataille s’agit-il ? De celle qui opposa David à Goliath. Je vous ai dit que Goliath était un Philistin. Cet homme était de stature imposante. Sa cuirasse seule pesait 100kg. Le fer de sa lance faisait 12 kg, son bois était épais comme ensouple de tisserand. Il était équipé et protégé jusqu’aux dents, au point même qu’un homme marchait constamment devant lui avec un grand bouclier. Chaque matin et chaque soir, Goliath sortait pour effrayer les enfants de Dieu. Il les insultait et les rapetissait. Il les défiait de monter se battre contre lui. Personne n’en avait bien sûr le courage. La bible dit même que les Juifs couraient se cacher quand ce super soldat s’avançait vers eux.

En étudiant tout ceci, je vous ai mentionné qu’il ne faut pas négliger de voir la nature des ennemis que Satan nous envoie parfois. Vous voyez, il a des champions qu’il sort de temps à autres pour nous harceler. Et quand ces champions s’avancent vers nous, ils nous intimident. Ils font ce qu’il faut pour nous rapetisser, pour nous décourager, pour nous faire baisser les bras et abandonner le combat. Le problème avec ces champions de l’ennemi, comme dans l’histoire de Goliath, c’est qu’ils ne sont pas là pour saper nos forces un jour seulement. Ils s’installent pour de longs sièges. Et jour après jour, matin et soir, ils s’avancent de plus en plus vers le cœur de notre camp, pour finalement s’emparer de tout si nous ne faisons rien. Et dans cette histoire en 1 Samuel 17, les Israélites ne faisaient rien ! Le roi avait beau offrir une triple récompense qui ferait de celui qui relèverait le défi un prince, personne n’osait se porter volontaire. Après tout, le roi lui-même, le soi-disant champion d’Israël se terrait dans son palais. Pour sauver la mise, il fallut un jeune homme, un petit berger qui était en unisson avec Dieu. Nous avons lu un passage en 1 Samuel 16.7 qui décrit un des aspects de la personnalité de Dieu. Que disait ce passage ? « L’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur ! » Et David avait cette même tendance. Quand un jour, il vint visiter ses trois grands frères sur le champ de bataille, il vit Goliath s’approcher et se mettre à ridiculiser l’armée de l’Éternel. Mais au lieu de bloquer sur l’apparence du soldat, il focalisa sur le flot de paroles injurieuses qui sortait de sa bouche. Comment ce combattant osait-il cracher de manière insultante sur Dieu et son armée ? Pour David, il n’y avait aucun doute, ce géant était un nain ! Il était peut-être grand à l’extérieur, mais il était tout petit à l’intérieur.

Et donc David regarda sans comprendre autour de lui et dit : « Pourquoi personne ne monte-t-il contre ce nain ? » Ce qui lui attira bien sûr les foudres de la colère de son grand frère. Qu’importe ! David était volontaire. Si personne ne voulait apprendre à ce païen le respect et la peur de Dieu, lui le ferait. Lisons ensemble, ce qui se passa ensuite. 1 Samuel 17.31 à 37 : « … » Remarquez qu’à ce moment, le roi n’arrive à penser qu’à la défaite : verset 32, David dit à Saül : « Ne te décourage pas ! » David devine à la mine du roi ses sentiments. Puis au verset 33, Saül répond : « Tu ne peux pas aller te battre avec ce Philistin, tu n’es qu’un enfant… », en d’autres termes : « Tu perdras ! » Mais David, lui ne peut qu’envisager la victoire. Pourquoi ? Parce que ses yeux sont sur Dieu ! Frères et sœurs, trop souvent, lorsque nous faisons face à nos propres géants, nous oublions ce dont nous devrions nous souvenir. Et nous nous souvenons de ce que nous devrions oublier. Honnêtement, dans ces situations à quoi pensons-nous ? Nous ressassons nos défaites et nous oublions nos victoires. Pour la plupart d’entre nous, nous pouvons raconter nos échecs passés dans les moindres détails, mais nous avons de grandes difficultés à nous remémorer des victoires remarquables que l’Éternel nous a jadis accordées. Mais David n’était pas ainsi ! Il se rappelait de chaque lion que Dieu lui avait permis de terrasser et de chaque ours qu’il avait dépecé. Dieu lui donnerait également la victoire contre le nain. David avait le cœur d’un géant.

Donc, Saül ne put que céder. Il fit apporter son armure. Si David devait monter au combat, alors qu’il porte les protections du roi ! Lisons les versets 38 à 40 : « … » David ne pouvait pas se déplacer avec la cuirasse du roi et ses protections. N’oubliez pas que le roi était très grand et fort, lui aussi. Dans ceci, il y a une leçon importante que j’ai toujours aimée. Vous voyez, ce qui convient à une personne ne sied pas forcément à une autre. Nous tentons souvent d’imposer notre armure à quelqu’un d’autre pour l’aider à remporter les victoires, mais ce n’est pas ainsi que les gens y parviendront. Ce n’est pas non plus en empruntant les armes de prédilection d’un autre qu’on gagnera nos batailles. Réalisons aujourd’hui que nous pouvons être nous-mêmes et que Dieu a mis en chacun de nous des outils qui nous sont propres, pour faire face aux défis qui se présentent à nous. Le jour où nous nous en apercevons, alors nous pouvons exceller. Si je revêts l’armure de quelqu’un d’autre, je ne serais jamais très efficace. Quelle est votre fronde aujourd’hui ? Paraît-elle insignifiante pour accomplir ce que vous devez accomplir ? Devinez quoi ? Avec Dieu, rien n’est insignifiant ! À chacun sa technique particulière. David, partit donc avec ses simples vêtements et ses outils habituels de berger, son bâton et sa fronde. Il ramassa 5 petites pierres. Et il alla se présenter à Goliath.

Personne n’aurait misé sur David. Et pourtant voici ce que la bible nous dit, versets 41 à 54 : « … » Quelle merveilleuse fin ! Une toute petite pierre dans la fronde d’un enfant s’envola. Elle fendit l’air et trouva la minuscule ouverture dans l’armure de l’ennemi. Le géant affronta le nain et le nain s’écroula. Le géant, le vrai géant de l’histoire, le jeune homme plein de foi, prit l’épée du champion et il lui coupa la tête. Ce fut le début de la débandade de l’armée ennemie. David rapporta la tête de Goliath à Saül, mais remarquez ce qu’il fit des armes de Goliath après ça. Verset 54, il les mit dans sa tente. Il traîna l’énorme lance et la lourde épée dans sa tente personnelle, dans les collines de Judée. Pourquoi ? En souvenir de ce que Dieu venait d’accomplir. Elles devinrent des trophées en mémoire aux victoires livrées par la foi, à côté des peaux de lions et des pattes d’ours. David avait son lieu spécial pour se souvenir des victoires que Dieu lui avait accordées. Je m’arrête ici pour aujourd’hui et je vous présente 4 leçons que je retire de tout cela.

I. Faire face à des géants est très impressionnant.

Quels sont les géants que l’ennemi vous envoie aujourd’hui ? Un divorce, un mari trop violent, un compagnon de classe qui vous rapetisse, une mère trop dominante, un patron malveillant ? Qui essaye de vous miner et décourager ? Satan a des champions, qui nuits et jours peuvent nous défier et nous intimider. Faire face à de tels champions est impressionnant. Quand ils se présentent à nous, nous pouvons rester bouche bée, perdus. Nos pensées peuvent être confuses, on peut même en arriver à ne plus savoir comment prier. Mais lorsque nous sommes cloués d’effroi, avec nos genoux qui s’entrechoquent, Dieu se prend de pitié pour nous et nous envoie ses champions. David en est la preuve. La grâce de Dieu est sans limite ! Merci Seigneur de ne jamais nous oublier ! Réalisez-vous la chance que nous avons aujourd’hui de servir un Dieu si miséricordieux ?

Ceci étant vrai, je me demande toutefois ce qu’il pense de nous quand il est obligé d’amener quelqu’un d’autre pour nous aider à nous en sortir. Lui qui nous a écrit : « Ne crains rien ! Je suis avec toi ! » Il a promis, sa puissance est à notre disposition. Elle est plus forte que n’importe quoi sur terre. Il suffit de lui faire confiance ! Combien, il doit être déçu quand nous nous terrons dans nos trous et ne trouvons plus le sommeil par peur du lendemain. Si seulement nous pouvions manifester la même foi que David, qui disait au chapitre 17, verset 47 : « la victoire appartient à l’Éternel ! » Est-ce possible ? Je pense que oui ! Je ne sais pas quel géant vous intimide aujourd’hui. Il peut s’agir de votre travail, de votre voisin, d’un professeur, d’un groupe de filles pervers à l’école, voir même de votre conjoint qui mine votre énergie et épuise votre foi. Mais tout ce qu’il suffit d’avoir pour surmonter, c’est la foi, ainsi que 5 petites pierres et une fronde. Inutile d’avoir l’armure de quelqu’un d’autre. Il suffit de remettre ce qu’on a comme outil pour lutter dans les mains de Dieu et de lui faire confiance. Avez-vous des outils qui vous sont propres avec lesquels lutter ? Lesquels ? Attention par vous même, vous ne pouvez pas trouver la victoire avec ces derniers. Il faut encore les remettre à Dieu. Comment pouvons-nous faire ça ? Par la prière. Par la foi. Il faut dire au Père : « Cette bataille est aussi la tienne Seigneur. C’est ton combat au final, alors je me repose sur toi. Je veux te remettre toutes mes armes et mes talents. » Vivre par la foi n’est pas facile, mais c’est possible. Ce qui m’amène à mon second point.

II. Pour avoir la foi dans les grands défis, il faut avoir pris l’habitude de la manifester dans les petits combats.

Je voudrais souligner aujourd’hui que la foi est à l’image d’une graine qui doit être arrosée et soignée pour donner un bel arbre. Notre cœur doit être constamment fertilisé par la Parole de Dieu, si nous voulons que la foi pousse. Pourquoi David avait-il la foi alors que ses frères ne l’avaient pas ? Parce qu’il passait maintes journées et soirées à méditer sur l’Éternel est ses enseignements. Le livre des Psaumes indique clairement cela.

Mais il y a une autre raison. Sa foi était assez grande pour affronter Goliath, parce qu’il avait testé Dieu et ses promesses ! David avait constaté en s’appuyant sur Dieu qu’au final, il n’était jamais déçu. Ses paroles au roi montre cela. Chapitre 17, verset 37 : « L’Éternel qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin ! » Et vous avez-vous testé Dieu et ses promesses ? Il ne faut pas attendre les grands moments de crise avant d’essayer. Il y a des moments dans la vie ou seule une grande foi pourra vous sortir du trou. Mais cette grande foi ne vient qu’en ayant fait preuve de foi dans les autres circonstances. Faites preuve de foi, jour après jour. Testez l’Éternel et vous ne serez pas déçu. Vous aurez alors de plus en plus d’assurance pour faire face aux grandes tempêtes de la vie.

III. Attention aux proches qui vous tireront vers le bas !

Une chose que j’ai apprise dans la vie, c’est qu’il y a toujours des gens qui veulent nous décourager. Dieu dit : « fais ceci ! Je te bénirai ! ». Mais eux, ils disent : « N’importe quoi ! Si tu essayes, tu vas le payer cher. Tu te casseras les dents. C’est idiot ! » Quand on essaye de vivre par la foi, quand on fait face aux nains de l’ennemi, alors certains nous critique. Ils sont comme des crabes. Savez-vous que les crabes ont une caractéristique particulière, qui fait que ceux qui les attrapent n’ont pas besoin de mettre un couvercle sur le sceau où ils les mettent, à partir du moment où il y en a plus d’un. Quelle est cette caractéristique ? Ils ne supportent pas de voir un de leur congénère grimper plus haut qu’eux. Quand un arrive à monter, un autre l’attrapera avec ses pinces et le ramènera dans le fond du sceau. Il y a beaucoup de personnes qui sont comme ça dans la vie. Elles ne supportent pas de nous voir faire preuve de foi, quand elles n’en ont pas. Alors elles font tout pour nous ramener dans le trou avec elles. David ne se soucia pas de tous les crabes et nous non plus ne devons pas nous soucier d’eux. Ce sont des nains !

IV. N’oublions jamais les victoires que l’Éternel nous accorde.

Remporter des victoires est une expérience mémorable, surtout si c’est le fruit de bénédictions divines. Comme je l’ai dit, beaucoup peuvent nous parler de leurs défaites, mais sont à court de mots pour nous parler de leur victoire. C’est pour cela souvent que les chrétiens manquent de foi pour monter livrer les nouvelles batailles. Dieu ne veut pas que nous oubliions. C’est pour cette raison par exemple que dans l’Ancien Testament, il demandait à son peuple de dresser ou d’empiler d’énormes pierres en mémorial suite aux victoires qu’il leur accordait. Ces pierres du souvenir devaient rester là pour que tout le monde les voit et se souvienne de ce qui c’était passé. David avait compris ce principe et il avait sa propre salle des souvenirs. Et vous aujourd’hui ? Où entreposez-vous vos trophées ? Il ne faut pas tourner trop vite la page après les victoires. Il faut trouver des moyens de se les remémorer et d’en reparler de temps à autres.

Conclusion :

En conclusion, n’oublions pas, c’est l’amour de Dieu qui doit nous pousser à aller au bout de nos forces. Nous avons besoin de croire en Lui, pour ne pas vivre dans le désarroi, les craintes et les soucis.
Êtes-vous un géant ou un nain aujourd’hui ?