Un personnage merveilleux

Série sur Joseph

Introduction:

Puisque nous venons de terminer notre série sur le message conducteur de la bible par diapos, je vous propose aujourd’hui de commencer une nouvelle série sur Joseph.

Depuis un bout de temps maintenant, chaque mardi soir une partie des hommes de l’assemblée se retrouvent pour étudier le livre de la Genèse. C’est tellement riche que parfois je regrette de ne pas avoir les dames avec nous. Mais dans un sens cette séparation, nous a permis de traiter de certaines choses particulières aux défis que nous connaissons en tant qu’homme. Donc c’est bien aussi ! Ceci dit, depuis quelques semaines, je me demande comment je pourrais faire partager aussi au reste de l’assemblée certaines des choses que nous apprenons. Je pense que la solution est dans ce que je vais faire. Je vais en dire un peu moins personnellement sur ce que j’apprends durant les réunions du mardi et exposer le dimanche des choses parallèles, soit que nous n’aurions pas traitées, soit que nous n’aurions vues qu’en surface. Ainsi tout le monde en bénéficie et ceux qui sont là le mardi n’auront pas l’impression d’être seulement en territoire connu. Alors, allons ensemble en Genèse.

Je voudrais vous poser une question : quelles sont les deux choses que vous vous rappelez le mieux concernant Joseph ? Si vous avez un papier écrivez-le ! Etait-ce :

Quand on pose cette question aux chrétiens, devinez ce que la majorité dit ? Ce dont ils se souviennent en premier c’est du manteau de couleurs que son père lui offrit. Peut-être c’est parce que c’est ce qui est le plus souvent raconté aux enfants lors de la classe du dimanche. Mais ce qui mérite probablement plus notre attention, c’est la perspective unique qu’il gagna sur la souffrance et la douleur. Romains 8 :28 devint pour lui une vérité digne de toute confiance. Que dit ce passage ? « … » Joseph comprit avec les années que Dieu était l’Être souverain et qu’il permettait à certaines choses de se passer non pour détruire ses serviteurs, mais pour accomplir du bien, pour servir ses desseins. Joseph est la preuve vivante que Dieu peut utiliser des événements précipités par des intentions mauvaises et les transformer en bénédictions pour nos vies ! M’entendez-vous ?

Que puis-je dire d’autre en introduction sur Joseph ? D ‘abord qu’il est un ante type de Jésus. Qu’est-ce que cette expression signifie ? Type veut dire un modèle qui réunit à un haut degré les traits essentiels d’un être un d’un objet de même nature. Ce mot signifie donc que Joseph était une image, ante c’est à dire avant en latin. Joseph était l’ante type de Jésus, c’est à dire une image de la nature de Christ, donnée avant que Jésus-Christ ne vienne. Il y a de nombreuses raisons pour ceci. Par exemple, la bible nous dit qu’il était l’héritier légitime et choisi de son père, qui fut envoyé à ses frères et rejeté par eux. Pour les sauver, nous voyons aussi qu’il dut devenir un serviteur. Enfin, le pardon de Joseph envers sa famille est une image puissante de ce que Jésus fit après avoir été rejeté par les siens.

I. Les débuts de Joseph.

Tout ceci étant dit, parlons des débuts de Joseph. Lorsque le récit biblique se tourne en particulier vers lui en Genèse 37 :2, il avait 17 ans. Mais pour bien comprendre son histoire, il est nécessaire de remonter avant cela. Quand on veut connaître un homme dans sa fibre, il faut même aller voir à son passé familial. C’est ce que je propose de faire avec Joseph. Je voudrais en se faisant que vous voyiez combien son passé était pourri.

Joseph est né, selon Genèse 30 : 20 à 24, lorsque son père Jacob était chez Laban. Bien qu’à ce moment Jacob s’était bien améliorer, il ne faut pas oublier qu’au départ le père de Joseph était un manipulateur de premier ordre.

  1. le père de Joseph : Jacob

    Un jour, il avait tiré profit de la situation de grand besoin dans laquelle son frère se trouvait, pour lui enlever la portion double sur l’héritage futur que sa famille lui accordait en tant qu’aîné de la famille. (S’il y avait 2 enfants, l’héritage était divisé en 3…) (Genèse 25 : 29-34)

    Les grands-parents de Joseph avaient élevé son père et son oncle en faisant du favoritisme. Et Jacob avait choisi de conspirer avec sa mère, lorsque son père était vieux et aveugle, pour obtenir la bénédiction coutumière que les pères faisaient à cette époque quand leur mort approchait. Savez-vous comment Jacob s’y était pris ? Il avait mis une peau de chèvre sur ses mains et son cou, pour paraître poilu et sentir comme son frère, quand Isaac lui dirait de s’approcher. Bien que sa voix était différente, le vieux patriarche n’y vit que du feu. Ainsi il reçut la bénédiction réservée à Esaü. Imaginez-vous ce que Joseph avait probablement pensé en entendant son père raconter cette histoire et la réaction de son oncle Ésaü, celle décrite en Genèse 27 : 34 à 36 et 41 « … »

    Ainsi le papa de Joseph avait été obligé de fuir chez Laban, le frère de Rebecca. Il savait qu’il ne fallait pas prendre à la légère les paroles d’Ésaü, car il était loin d’être un mouton. La bible nous dit que c’était un chasseur, un homme profane selon Hébreux 12. En chemin, Jacob avait vu une échelle céleste, avec des anges montant et descendant et Dieu à son sommet. L’Éternel lui avait parlé et quelque chose avait changé à ce moment en Jacob. Il avait promis à Dieu de le servir et de lui offrir la dîme s’il le gardait et qu’il survivait à tout ceci. Mais à ce moment, le père de Joseph n’avait que ses habits comme possession, donc la promesse n’était pas dure à faire. Notons toutefois, qu’il s’y était tenu. En arrivant à Paddan-Aram, le cœur de Jacob avait de suite été pris par Rachel. Au premier coup d’œil, il avait profondément été attiré par elle, puis un amour profond s’était développé entre eux. Jacob avait été voir Laban et avait négocié 7 ans de travail au service de ce dernier pour obtenir la main de sa bien-aimée.

  2. Le grand-père maternel de Joseph

    Le grand-père maternel de Joseph était bien de la même souche que son père, car lors de la nuit de noce, il avait substitué la belle Rachel avec l’effrayante Léa. Dans l’obscurité, Jacob n’avait pas réalisé. La bible dit ceci concernant le matin suivant, en Genèse 29 : 25 à 28 « … » Comme c’est ironique, ce que Jacob venait de goûter, c’était une cuillère de son propre potage. Avait-il dit à Joseph que ce qu’on fait aux autres a souvent tendance à nous revenir à la figure ? En conséquence Laban avait obtenu une aide supplémentaire pour 7 ans. Il ne voulait pas perdre l’aide de Jacob, car il sentait être béni à cause de lui (Genèse 30 : 27). Mais quelle situation tragique dans laquelle il avait plongé ses filles. Ce ménage a trois avait conduit à de graves rivalités pour le cœur de l’homme qu’elles partageaient. Léa et Rachel s’étaient à leur manière entre-déchirée et leurs enfants ainsi que leurs servantes étaient devenus des outils pour gagner la bataille.

  3. Les frères de Joseph

    En conséquence, Joseph faisait partie d’une famille nombreuse, 12 fils et 1 fille. Son père, partagé entre toutes ses responsabilités, était incapable d’être assez présent dans la vie de chaque cellule familiale. Les enfants grandissaient donc étant assez bien livrés à eux-mêmes et sans bon encadrement.

    Pour preuve, lorsque Dina, sa demi-sœur avait été s’amuser avec les filles du pays, un prince nommé Sichem l’avait enlevé et connue sexuellement. Il avait gagné son cœur par de belles paroles. Quand il était venu demander sa main à Jacob, les frères de Joseph avait été furieux. Ils avaient ensuite conçu un plan diabolique par lequel il demandait au prince et à tous ses sujets de se faire circoncire pour pouvoir s’unir à leur famille. Puis la bible dit en Genèse 34 : 25 à 29 « … » Joseph se rappelait-il toujours la crainte qu’il avait éprouvée ce jour-là, quand son père avait appris tout ceci et proclamé au verset 30 du chapitre 34 : « … ». Par peur toute sa famille avait imploré l’aide de Dieu et avait accepté de se débarrasser des idoles et des objets magiques qui étaient supposés leur conférer certaines bénédictions. Mais ceci me montre aussi avec quel autre mauvais exemple Joseph avait dû grandir. Les siens étaient idolâtres et seulement engagé à Dieu quand tout allait mal.

  4. La maman de Joseph

    Enfin pour bien cerner le personnage de Joseph, il faut aussi savoir que sa mère s’était éteinte alors qu’il était encore adolescent. Elle était morte en donnant naissance à son petit frère Benjamin. Son père en était profondément attristé et n’était plus tout à fait pareil depuis.

On pourrait encore dire bien des choses le concernant, mais à 17 ans quand l’auteur de la Genèse se tourne vers lui, je pense que vous serez d’accord de dire qu’il venait d’une famille dysfonctionnelle. Gravez bien ce point dans vos esprits. Parce qu’en apprenant ceci, il y a des leçons que nous pouvons maintenant retirer. Lesquelles ? Les voici :

II. Leçons apprises en regardant au début de Joseph

Dieu est un spécialiste pour changer nos vies et nous transformer à l’image de son Fils peu importe notre passé familial, si nous nous en remettons à lui.

  1. Pour se faire, il faut apprendre à ne pas s’excuser par son passé.

    Lorsque nous ne brillons pas par nos choix et nos exemples, il est facile de rationaliser en disant que c’est de la faute de nos parents ou de notre environnement. Nous blâmons facilement nos proches pour les actions et les attitudes que nous adoptons chaque jour, n’est-ce pas ? Mais Joseph est un merveilleux exemple d’un homme qui évita de voir les choses ainsi. Pourtant, il est certain qu’il avait subi les conséquences des mauvais choix de sa famille. Il vivait avec des personnes dominées par le mensonge, par la fourberie et la tromperie, par l’immoralité et la manipulation. S’il y avait bien un jeune homme qui aurait eu une excuse pour devenir mauvais, c’était Joseph. Il aurait pu facilement développer de la colère, de l’amertume au fond de son cœur et blâmer son père, sa mère, ses frères et même sa sœur pour le reste de sa vie. Il aurait pu développer une tendance à être trompeur, manipulateur et immoral en s’excusant par son passé. Pendant 17 années, il avait évolué dans un environnement malsain, mais il n’a pas accepté de penser ainsi. Il n’a blâmé personne. Que du contraire, bravement il a surmonté toutes ces influences négatives et avec l’aide de Dieu, il a choisi de faire ce qui était juste.

    Et moi ? Quel est mon passé ? Est-ce que je me retranche derrière lui, ou est-ce que je vais de l’avant en l’écartant et me confiant à Dieu ?

  2. Il faut aussi se rendre compte que Dieu comprend nos circonstances particulières et qu’il désire nous aider à surmonter les influences négatives de nos vies.

    Laissez-moi vous dire que ce n’est pas la volonté de notre Père que nous nous apitoyons sur notre sort et que nous devenions asservis à nos circonstances. Bien sûr, il nous accorde du temps pour surmonter notre passé. Il sait que nous pouvons avoir besoin de temps pour nous réajuster à une vie équilibrée et droite. Mais si nous nous en remettons à Dieu, nous finirons par surmonter car avec Dieu, tout est possible. Ca ne veut pas dire que tout au long du chemin, nous n’allons pas ressentir certaines vagues négatives à cause de notre passé déstabilisant. Je connais des personnes qui encore aujourd’hui souffre psychologiquement et émotionnellement de drames qu’ils ont vécu étant enfant (par exemple à cause d’un abus sexuel). Mais Dieu veut nous amener à la guérison, qu’elle soit émotionnelle ou spirituelle. Cependant comprenons, que cette dernière ne pourra se produire, si nous ne suivons pas son plan pour nos vies. Pour la trouver, il y a un plan en 2 étapes, il me semble, par lequel il faut passer.

    Quelles sont ces 2 étapes ?

    1. Il nous faut faire l’expérience d’une nouvelle naissance. Voir Jean 3 :3.
      Selon Tite 3 : 5 à 6, lorsque nous passons par les eaux du baptême, le Saint-Esprit opère alors un renouveau en nous. Cette nouvelle naissance nous donne une nouvelle vie. Paul a décrit cette expérience ainsi, en 2 Corinthiens 5 : 17 « … »
      Est-ce que ca veut dire que notre réalité quotidienne change entièrement lorsque nous ressortons des eaux du baptême ? Non, un nouveau sang coule peut-être en nous ; selon Ézéchiel nous recevons un nouveau cœur, mais pour rester dans l’analogie le plus souvent nous conservons les mêmes poumons, le même corps, la même tête. Ceux qui souffrent de dépression continue probablement à devoir attendre que l’équilibre chimique soit rétabli en eux. Ceux qui fumaient doivent attendre que l’addiction à la nicotine disparaisse progressivement… Mais grâce à ce nouvel Esprit que Dieu met en nous, la guérison vient plus vite que si le corps est livré à lui-même et doit se battre seulement par ses propres forces. Et nous savons que nous possédons déjà la victoire. Ce n’est qu’une question de temps.
      Maintenant je veux être prudent en disant tout ceci, parce que bien sûr, certains peuvent faire l’expérience d’une guérison immédiate et totale. Mais Dieu ne choisit pas la plupart du temps d’agir ainsi. Il nous fait passer par des étapes pour que nous apprenions d’avantage de choses. Une bonne illustration de tout ceci se trouve dans ce qui arrive à ceux qui attrapent une maladie. Par exemple si quelqu’un a une crise cardiaque et se tourne vers Dieu par la prière pour de l’aide, parfois Dieu rend totalement et presque immédiatement la santé. Mais le plus souvent la guérison est longue et progressive. Il faut reprendre de la force avec un style de vie différent. Il en va de même avec les blessures émotionnelles. Lorsqu’il s’agit de guérison, certains sont rétablis rapidement, d’autres ont besoin de beaucoup de temps.

    2. Après la nouvelle naissance, il nous faut vivre en accord avec notre nouvelle identité pour guérir. Voir 1 Cor. 6 :19 et Romains 12 : 2 « … »
      Chaque jour, il devient important de renouveler notre vie avec sa Parole. Alors où en êtes-vous dans ce processus ?

Conclusion :

En conclusion, je vous invite à évaluer vos vies et vous demander : « Avez-vous trouvé la guérison ? » C’est seulement en Dieu qu’elle se trouve. Devenez donc les imitateurs de Joseph et confiez-vous en lui !