Voulez-vous faire une différence?

Introduction :

Cette après-midi, je voudrais commencer en vous faisant réfléchir à une question importante. Avant-hier soir, je regardais un feuilleton télévisé intitulé Urgence.

Dans ce feuilleton, qui représente divers services d’urgences intervenant dans des situations tragiques, deux policiers arrivent sur la scène d’un suicide. Un est un vieux policier avec beaucoup d’expérience et l’autre est un jeune officier en formation. Le jeune policier est malade de ce qu’il voit, mais le vieux policier s’assied, appelle le central et agit comme si de rien n’était. Le jeune lui coure dans la chambre a coucher reprendre son souffle.

Quelques minutes plus tard, il revient avec un cadre et une photo. Sur cette photo, il y a son vieux collègue et l’homme suicidé qui était méconnaissable, à cause de la balle qu’il s’est tirée dans la tête.

Quand le vieux policier réalise de qui il s’agit, là il est tout retourné. Il s’agit de l’homme avec qui il a patrouillé et qui l’a formé pendant un temps.

S’ensuit dans le film, un moment de recherche personnelle. Le vieux policier commence à se demander comment son ancien ami en est arrivé là. Puis il réalise peu à peu que sa vie est sur le même chemin.

Il a 50 ans et qu’a-t-il vraiment réussi à faire dans sa vie ? Il dit : « Je n’ai pas de femmes, pas d’enfants, pas d’amis avec qui je sors, pas de famille proche et même pas la petite maison que je rêvais un jour d’avoir. J’existe, c’est tout ! »

Ça fait penser, n’est-ce pas ?

Souvent vers l’age de 40-50 ans, nous nous arrêtons pour évaluer nos vies et voir si vraiment nous avons fait une différence.

Quand nous commençons nos vies, nous rêvons un jour d’être des héros, de faire des choses qui changeront des personnes autour de nous, qui influenceront la vie, qui compteront vraiment.

Puis la vie se passe et la réalité est autre que ce que nous avons imaginer et un jour on se retourne et on se dit, « qu’est-ce que j’ai vraiment accompli ? »

Aujourd’hui, à quoi votre vie a-t-elle servi ? Avez-vous fait une différence dans ce monde ?

Rêvez-vous toujours d’être un héro ?

Si oui, je voudrais suggérer que la façon d’être un héro, c’est de devenir un héraut.

Que veux-tu dire, Daniel ? Je fais ici un jeu de mot. Ce que je veux dire c’est que pour être un héro et faire une différence, il faut devenir un HÉRAUT (épeler), un héraut pour Christ.

Le terme héraut est un vieux mot qui faisait autrefois référence à un officier royal qui avait deux fonctions.

Tout d’abord, il parcourait les villes pour déclarer sur la voie publique la volonté de son monarque.

Mais il faisait plus que cela, du moins dans l’antiquité. Il n’était pas seulement un porte-parole, mais c’est lui qui devait aussi préparer les visites du roi. Il précédait son dirigeant pour faire les arrangements nécessaires et s’assurer que les villes où le roi allait passer seraient prêtes et réceptives.

Alors, je dis aujourd’hui que celui qui veut voir sa vie prendre de l’importance peut choisir de devenir un héraut pour Dieu.

Si aujourd’hui vous êtes à la recherche d’un but, laissez-moi vous guider et vous montrer comment faire quelque chose de vraiment bien.

Regardez avec moi plusieurs personnes qui choisirent de devenir des hérauts pour Dieu.

Ouvrez vos bibles en Jean ch. 1. Je vous rappelle que cette étude fait partie d’une série que nous venons de commencer dans ce livre.

Regardez tout d’abord à un homme qui choisit d’y consacrer toute sa vie. Son nom était Jean l’immergeur. Nous lisons aux versets 6 à 8 « … »

Jean fut choisi par Dieu pour être un messager, un héraut. Il y dédia sa vie.

Les foules étaient touchées par le message de Jean. Il faisait la différence, au point que certains commencèrent à voir en lui plus qu’un serviteur, au point que certains voulurent l’honorer plus que ce qui lui revenait de droit.

Alors Jean leur rappela qu’il n’était pas celui qu’il fallait honorer, mais plutôt le Christ, plutôt celui qui venait après lui. Regardez les versets 20-27 « … »

Autrement dit, il disait : « ce n’est pas ici qu’il faut contempler quelque chose, mais c’est là dans cette direction ! » Regardez les versets 29-35 « … »

Ça c’est le premier héraut dont le texte nous parle. Mais par crainte que nous le rations, le Saint-Esprit nous introduit à quelques autres hommes qui choisirent aussi de faire la différence en devenant des hérauts. Lisons les versets 35 à 49, pour voir. « … »

Devenir des hérauts et faire la différence pour Jésus devint la raison centrale d’exister pour ces hommes. Ils y sacrifièrent tout, mais y gagnèrent tout aussi.

Aucun ne se suicida à l’age de 50 ans parce que sa vie ne comptait, excepté celui qui abandonna son rôle et dont on ne parle pas ici.

Et puisque leur vie fut si épanouie, laissez-moi vous montrer comment ils parvinrent à être des hérauts. Je vais développer ce sujet en trois points.

I. Tout d’abord, ils apprirent à connaître le roi personnellement avant de devenir ses hérauts.

  1. C’est important, car on ne peut pas vraiment représenter ce qu’on ne connaît pas, ce qui ne nous touche pas. Exemple de l’interview avec mon frère pour Xérox. Quand il a postulé pour être un de leur vendeur, on lui a donné un document et après quelques secondes il devait essayer de parler d’une machine pour la vendre.

    Si on me demande aujourd’hui de parler sur le Wyoming, je ne pourrais pas le faire comme Caleb. Si on me demande de parler de votre épouse, je ne pourrais pas parler comme vous.

    Il y a des femmes pour qui Jésus veut tout dire, mais pas pour leur mari. Il y a des pères pour qui Dieu veut tout dire, mais pas pour leurs enfants.

    On ne peut parler de ce qui ne nous touche pas.

  2. Mais quand on a été touché par Christ, vraiment touché, on ne peut plus se taire. Il prend trop d’importance. On devient comme André ou Philippe. C’est lui qui consume une grosse partie de nos pensées.
  3. J’ai vu beaucoup de gens qui se disputaient dans les églises lorsque j’étais jeune. Ils se fâchaient pour la couleur des carpettes, des rideaux, pour des questions de décoration. Ils se divisaient pour des bêtises, pour des petits points non essentiels.

    Vous savez ce que je pense ? C’est que les gens qui en arrivent là, n’ont pas vraiment rencontré personnellement Christ, ou alors ils l’ont oublié. S’ils l’avaient vraiment trouvé, ils réaliseraient qu’il y a plus important que les carpettes, qu’il n’y a qu’une chose qui compte dans ce monde, c’est tout faire pour que les gens trouvent l’agneau de Dieu qui enlève le péché.

    La solution à la plupart des problèmes dans nos églises se trouve en Jean chapitre 1. Il faut que nous rencontrions personnellement le roi et que nous passions du temps à l’écouter. Et alors quand nous faisons cela, tout devient secondaire sauf le fait de partager notre foi.

  4. Supposez que demain vous alliez à votre boite aux lettres et que vous y trouviez un chèque pour dix millions d’euros. Quelle serait votre réaction ?

    Joie ineffable ?

    Oubli de tous vos soucis ?

    Désir intense et intenable de partager la nouvelle ?

    Courriez-vous chez vos voisins pour leur dire ce qui vous arrive ? Je parie que vous seriez tellement content que vous le diriez à tout le monde.

  5. André trouva plus que 10.000.000 d’euros. Il trouva Jésus. Et quand il trouva Jésus, il courut prévenir son frère.

    Philippe trouva plus qu’un chèque dans sa boite aux lettres. Il trouva Jésus et quand il trouva Jésus, il courut prévenir Nathanael. Et quand tous deux ils connurent Jésus, ils coururent le dire au monde.

  6. Pouvez-vous vous imaginer si tous les chrétiens étaient aussi enthousiastes, ce qui se passerait ? Le monde en serait transformé. Ce n’est pas l’Islam qui progresserait en France.

Etes-vous enthousiastes pour Jésus aujourd’hui ? Avons-nous rencontré personnellement le roi ? C’est la première condition pour avoir une vie qui compte et être un héraut. On ne peut pas donner ce qu’on n’a pas.

II. Ensuite comment firent-ils pour être des hérauts ? Ils trouvèrent une audience.

  1. Ils allèrent voir ceux qu’ils respectaient, ceux qu’ils aimaient et ils leur annoncèrent Jésus.

    Tu te dis aujourd’hui, « avec qui puis-je exercé la fonction d’un héraut ? » Pensent à ceux qui comptent pour toi.

    Qui sont ceux que tu aimes ? Ta première responsabilité est envers eux, non seulement envers eux mais aussi envers ceux qui te respectent.

    Qui sont ceux qui te respectent ? Qui est ton audience ? Il y a des gens autour de nous qui sont attentifs à nos faits et gestes et qui parfois désirent nous ressembler. Souvent on a tendance à ignorer ces personnes parce qu’elles demandent beaucoup d’attention. Un bon exemple sont les enfants, ces petites ombres qui nous suivent, nous regardent, nous imitent. Ils sont là avec de petits cœurs, prêts à être modelé. Pourquoi ne pas en profiter ? Quand pour la dernière fois ai-je passé du temps avec un enfant ?

  2. Mais attention, il ne suffit pas d’exemplifier le caractère d’un chrétien. Il faut parler de Jésus pour être un vrai héraut. C’est ce que Jean fit (« Voici l’agneau de Dieu !»).

    André alla dire à son frère : « on a trouvé l’agneau ! »
    Philippe invita verbalement Nathanael.

    Parfois on oublie le principe de Romains 10 :14-17 « … » ou on s’en rappelle en disant la foi vient de ce qu’on voit.

    De nombreux chrétiens ont arrêté de parler de Jésus et de proclamer l’Evangile. Vivre correctement c’est bien, mais ce n’est pas assez.

    Notre conduite est ce qui donne crédibilité à notre message, mais ce n’est pas notre message. Notre message est Christ. Et les gens ont besoin de nous en entendre parler.

    Vous rappelez-vous du Lycée ? Aviez-vous vous aussi des classes de math avec des problèmes à résoudre, du genre : « Il y a 3 oiseaux qui volent en formation pyramidale à une hauteur de 500 mètres. Combien de temps prendront-ils pour traverser l’océan, si le vent est de 20 km/h et leur capacité est de 35km/h sans vent ? Tenez compte du poids des oiseaux, du temps qu’il faut pour qu’ils mangent et de la distance entre ici et là est d’autant de km. »

    C’était des casse-tête, ces problèmes. Je ne sais pas combien d’après-midi, j’ai peiné pour résoudre ce genre de calcul et combien de fois je me suis découragé. Et puis mes parents prenaient un prof particulier. Et le prof s’asseyait avec moi et en quelques secondes, les problèmes étaient résolus. Ils étaient si simples quand l’enseignant était là, pour me guider verbalement.

    C’est ça qu’on doit faire pour les gens dans la foi !
    C’est ça qu’un héraut doit faire pour Dieu. Il doit montrer du doigt, parler et expliquer jusqu’à ce que les gens voient la lumière de Christ, la vie éternelle.

    Il est la lumière et nous devons appelés les gens qui sont dans l’ombre à le regarder.

    Etes-vous déjà sorti la nuit pour regarder les étoiles et reconnaître les constellations ? J’avais une petite amie qui était passionnée par ça. Elle me montrait des images dans sa chambre, mais ça restait vague dans ma tête.

    Puis un jour, je suis allé à une retraite et un copain nous a montré le ciel un soir. Il nous a expliqué en disant : « Regardez ici, c’est la grande Ourse ! Voua la reconnaissez à ça, elle ressemble à une casserole. Et il a montré du doigt la poignée et la casserole. Il dessinait avec sa main et finalement, j’ai vu ce qu’il voulait nous faire voir ! » Je voyais ce qu’avant, j’étais incapable de voir. Voila la tache d’un héraut pour Dieu.

    Alors parlons-nous pour Christ autour de nous ? Est-ce que j’en parle à ceux que j’aime et ceux que je respecte. Ce n’est pas si dur de trouver une audience si je cherche vraiment. Il suffit d’être ouvert aux opportunités.

III. Et finalement pour être au héraut, il faut pouvoir s’effacer et laisser la place à Christ.

Pourquoi ? Parce que c’est de lui dont les gens ont besoin et pas de moi.

Moi je suis un messager, lui c’est le message !

Et pour être efficace, Jésus doit devenir un sauveur personnel, il doit prendre une signification intime pour chacun.

Lorsque ce n’est pas le cas, alors que se passe-t-il lorsque le messager n’est plus là ? Les gens se perdent dans la nature.

Les personnes autour de nous ont donc besoin d’une relation personnelle indépendante du messager.

Regarder au chapitre 1 de Jean. André décida de suivre Jésus, mais Pierre ne pouvait vivre pour Christ seulement au travers de la foi de son frère. Il devait venir par lui-même rencontrer Jésus.

Philippe devint un disciple, mais parce qu’il le fut Nathanael ne fut pas sauvé magiquement au travers lui. Nathanael dut rencontrer personnellement Jésus et s’engager envers lui.

Et donc la dernière chose que j’apprends ici, c’est que les gens ont besoin de voir pour eux-mêmes, et de croire pour eux-mêmes.

Mon témoignage est un outil pour les amener à Christ, mais ils ont besoin de plus que mon témoignage.

Ceci constitue une mise en garde. Il faut alors constamment nous demander ce qu’on met en avant avec les gens, est-ce nous ou Christ ? Est-ce qu’ils viennent à l’église à cause de notre personnalité ou à cause d’une foi personnelle ?

Quand je ne serai plus là, regarderont-ils toujours à Christ pour avancer sur l’étroite voie ou s’éloigneront-ils en même temps que moi ?

Jésus sera toujours là. C’est lui qui change les cœurs. Moi je suis temporaire et je ne peux que guider les gens à lui.

Conclusion :

En conclusion, je voudrais revenir au feuilleton télévisé dont je vous ai parlé en commencant.

Lorsque ce vieux policier réalise que sa vie ne vaut pas grand-chose, il décide de retourner voir une vieille amie pour lui dire combien il se sent vide. Il fait nuit, il la réveille et ensemble ils s’asseyent sur le porche ensemble. Il partage son cœur, puis pendant un instant c’est le silence. Son amie lui prend enfin le bras et lui dit : « Mais tu sais, tu as encore le temps ! »

Et c’est vrai ! Pour nous aussi, du moins pour l’instant !

Alors votre vie compte-t-elle ?

Voulez-vous être un héro? Alors soyez un héraut pour Christ. Il suffit de trois choses : Un, de le connaître de façon intime ; deux, de chercher un auditoire ; et trois de vous effacer et de le mettre en avant, afin que les autres puissent se délecter en lui.

Aujourd’hui, vous avez toujours le temps ! PAGE 1